Une fusillade a éclaté ce lundi en début d'après-midi dans la ville de Stade, en Basse-Saxe, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Hambourg. Le bilan est lourd : six personnes ont perdu la vie, et une septième a été blessée. La police a rapidement évoqué une « tragédie familiale au sens large ».
Le déroulé des faits
Vers 13h30, la police a annoncé « une importante opération de police en cours » dans le centre-ville, sur la Dankersstrasse. Les tirs ont eu lieu dans un centre pour jeunes, qui abrite également un lieu d'accueil pour mères et enfants. Selon une vidéo diffusée par le quotidien Bild, l'auteur présumé et une complice ont tenté de fuir en voiture avant d'être interceptés par les forces de l'ordre.
Lors de l'arrestation, les policiers ont saisi une arme à feu. Le suspect ne possédait pas de permis de port d'arme. D'après les premières investigations, la fusillade n'aurait aucun lien avec le crime organisé, précise Die Welt.
Les victimes : des travailleurs sociaux
Cinq personnes sont mortes sur les lieux, et une sixième a succombé à ses blessures à l'hôpital. Une personne blessée se trouve dans un état « stable », selon un porte-parole de la police cité par l'AFP. Les victimes sont quatre femmes et deux hommes, tous travailleurs sociaux employés du foyer mère-enfant, rapporte Bild ce lundi soir.
Le suspect et les autres personnes arrêtées
Le tireur présumé est un Allemand d'origine turque âgé de 45 ans, originaire de la région de Hanovre. Il est connu des services de police, mais pas pour des faits de violence. Deux autres personnes, des femmes de l'entourage du suspect, sont en garde à vue. Un communiqué diffusé en fin d'après-midi indique qu'une éventuelle « participation au crime fait l'objet d'investigations ».
Le mobile : un conflit pour la garde d'un enfant
Selon la police allemande, l'auteur de la fusillade était en conflit pour la garde de sa fille de 3 mois. « L'auteur avait rendez-vous aujourd'hui avec plusieurs des victimes afin de discuter de la garde de sa fille âgée de 3 mois, qui se trouvait sur les lieux avec sa mère », a déclaré Kathrin Schuol, directrice du commissariat de Lüneburg. La mère et l'enfant, hébergées dans ce foyer géré par le service de protection de l'enfance de Hanovre, ne font pas partie des victimes.



