Alcool au volant : 18 mois de prison pour un père de famille récidiviste
Alcool au volant : 18 mois de prison pour un récidiviste

Mardi 28 avril 2026, le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan a condamné un père de famille de 56 ans à dix-huit mois d'emprisonnement. L'homme, conscient de son alcoolisme, a déclaré : « Dans ma tête, je sais que je suis alcoolique. Cela fait deux ans que je me le dis. Il me reste six ans à travailler avant la retraite. Je souhaite retrouver une activité professionnelle, de la sérénité, un esprit de famille, un contact avec les enfants. »

Un lourd passé judiciaire

Le prévenu cumulait neuf mentions sur son casier judiciaire, notamment pour des refus de se soumettre aux obligations tendant à établir un état alcoolique et des récidives de conduite sous l'empire d'un état alcoolique. Le ministère public a souligné : « Nous pouvons parler d'un palmarès. La première condamnation est en 1997. L'alcool au volant, ça fait partie de la vie de monsieur depuis 1997. » Le parquet a requis dix-huit mois d'emprisonnement, auxquels s'ajoutait la révocation du sursis probatoire de six mois prononcé le 18 mars 2025.

Les faits du 24 avril 2026

Le 24 avril 2026, les gendarmes circulaient sur la route d'Aire à Grenade-sur-l'Adour et ont remarqué une conduite suspecte. Arrivés à Bordères-et-Lamensans, ils ont constaté que le véhicule roulait à 50 km/h au lieu de 80. Malgré l'avertisseur sonore, le conducteur n'a pas ralenti. Les gendarmes ont alors doublé et ont vu que le conducteur n'avait pas sa ceinture et avait les yeux qui brillaient. Ils l'ont finalement arrêté. Le contrôle d'alcoolémie à 20h20 a révélé un taux de 2,96 g par litre de sang. Le dépistage stupéfiant était négatif et le véhicule n'était pas assuré. L'homme a expliqué : « Je suis allé voir un ami à Saint-Maurice-sur-Adour et j'ai consommé de l'alcool, cinq ou six verres de whisky coca. » Il a ajouté : « J'ai des envies de boire violentes, c'est presque irrésistible. Je suis suivi par la clinique des Landes et je faisais partie d'un groupe de parole. »

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La plaidoirie pour une semi-liberté

L'avocate du condamné a plaidé pour une semi-liberté, arguant que son client avait travaillé trente-deux ans dans la même entreprise et qu'il vivait une « réelle descente aux enfers » après une dépression et une perte d'emploi. Elle a déclaré : « Je me demande quelle plus-value vous aurez à l'incarcérer ? Prévenir la récidive, c'est aussi prendre en compte les besoins de monsieur. Une semi-liberté lui permettrait de se prendre en main, de garder son logement. »

Le tribunal a finalement condamné l'homme à douze mois d'emprisonnement avec mandat de dépôt et a ordonné la révocation du sursis probatoire de six mois prononcé le 18 mars 2025, soit une peine inférieure aux réquisitions du parquet.

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