Agression à Toulouse : pas de caractère islamiste, selon le parquet
Agression à Toulouse : pas de caractère islamiste, selon le parquet

L'agression à l'arme blanche de trois policiers municipaux à Toulouse, lundi, n'a pas de « caractère islamiste », a estimé le parquet, soulignant la « personnalité très perturbée sur le plan psychiatrique » du principal suspect, un Italien de 30 ans qui a été écroué mercredi. Une information judiciaire pour « tentative de meurtre sur trois personnes dépositaires de l'autorité publique » a été ouverte, selon le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz.

Un suspect italien de 30 ans, entendu et écroué

Le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, a précisé dans un communiqué que l'agresseur présumé, un Italien de 30 ans né à Gênes, a été déféré au parquet mercredi puis écroué. Le parquet national antiterroriste (PNAT) n'a pas retenu sa compétence. Le suspect a affirmé aux enquêteurs « avoir obéi à des voix ».

Les faits se sont déroulés lundi en fin d'après-midi. « Un individu hélait un véhicule de la police municipale et menaçait ses occupants en brandissant un couteau. Les trois fonctionnaires sortaient de leur véhicule pour l'interpeller mais l'individu leur assénait alors des coups avec son arme, qui s'avérait être un couteau à huître, tout en criant à plusieurs reprises "Allah Akbar" », selon le communiqué du procureur.

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Des policiers blessés mais pas gravement

Deux des policiers, une femme et un homme, ont été touchés aux bras. Grâce à leurs équipements de sécurité, ils ne subiront pas de blessures graves et se verront accorder deux jours d'ITT (incapacité totale de travail). La troisième fonctionnaire, une femme, n'a pas été atteinte. Le procureur a souligné « le remarquable sang-froid dont ont fait preuve les policiers municipaux qui n'ont pas fait usage de leur arme de service lors de ces faits, malgré la violence de l'agression ». L'assaillant était « porteur de trois armes blanches ».

Placé en garde à vue une première fois, le suspect a été transféré lundi dans une unité psychiatrique, avant d'être remis en garde à vue. Lors de son audition, il a donné des explications qui « excluent tout caractère islamiste à son acte mais témoignent d'une personnalité très perturbée sur le plan psychiatrique puisqu'il évoque avoir obéi à des voix », a expliqué David Charmatz. Ces propos ont justifié son examen par des psychiatres, dont le rapport ne conclut pas à l'abolition de son discernement mais suggère qu'une expertise psychiatrique soit réalisée à distance des faits.

Une expertise psychiatrique ordonnée

Dans ce contexte, « une expertise psychiatrique sera ordonnée par le magistrat instructeur pour évaluer sa responsabilité », a précisé le procureur de Toulouse. Cette expertise permettra de déterminer si le discernement du suspect était altéré au moment des faits, ce qui pourrait avoir des conséquences sur sa responsabilité pénale.

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