Affaire militaires Var : avocats défense appellent à la présomption d'innocence
Affaire militaires Var : avocats défense appellent présomption innocence

Les avocats de la défense dans l'affaire des militaires disparus dans le Var ont réagi aux accusations portées contre leurs clients. Mes Bertrand Pin et Morgan Duhamel, qui représentent Héléna Akau Vegi-Wing, mise en examen pour « meurtres », « séquestrations » et « traite d'êtres humains », ont publié un communiqué transmis à Var-Matin pour rappeler le « principe fondamental de la présomption d'innocence ».

Médiatisation et présomption d'innocence

« Face à la médiatisation croissante de cette affaire et au déferlement de commentaires haineux sur les réseaux sociaux, il est important de rappeler qu'une mise en examen ne peut être considérée comme un jugement de culpabilité », écrivent les avocats. Ils ajoutent qu'« au regard du secret de l'instruction, elle ne peut s'exprimer sur les faits qui lui sont reprochés ».

La principale inquiétude de leur cliente concerne le sort de ses enfants ou petits-enfants, qui ont été placés et dont elle est sans nouvelles. Elle espère que l'instruction se poursuivra « dans la sérénité, le respect des droits de la défense et du respect de sa vie privée et de celle de sa famille ».

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Le père de famille se dit trahi par son fils

Me Marie Salini, avocate d'Édouard Akau, le père de famille mis en examen pour « séquestrations », a également pris la parole. « Il conteste catégoriquement les accusations. À ses yeux, rien ne permet de parler de séquestration au sens propre du terme. Il affirme avoir toujours pensé que les jeunes hommes étaient libres de leurs mouvements », déclare-t-elle. Elle précise qu'il ne vivait pas dans la maison où les faits se seraient déroulés, mais s'y rendait principalement pour s'occuper des plus jeunes enfants.

Édouard Akau ne comprend pas pourquoi son fils s'exprime seulement aujourd'hui sur des faits qui remonteraient à 2022 et 2023, alors que ce dernier a évoqué les meurtres de Jacques Pakeso et de Mike Gineste. « Il se sent profondément trahi car il estime que ces déclarations ont détruit sa famille et conduit tout le monde en prison », ajoute Me Salini. Il est aujourd'hui particulièrement préoccupé par ses deux plus jeunes enfants, un garçon et une fille, placés par l'aide sociale à l'enfance et dont il n'a aucune nouvelle.

Contexte de l'affaire

L'affaire concerne la disparition de deux jeunes militaires et la séquestration de sept autres victimes, dans le Var. Un clan familial est soupçonné d'être impliqué. Les investigations se poursuivent sous le sceau du secret de l'instruction.

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