Jean-Marie Bigard envisage l'aide à mourir après ses AVC
Bigard prêt à recourir à l'aide à mourir

Dans sa première interview depuis son hospitalisation en mars dernier, accordée au média Sirènes et mise en ligne le jeudi 16 juillet, l'humoriste Jean-Marie Bigard, âgé de 72 ans, s'est confié sur son état de santé et a évoqué la possibilité de recourir à la nouvelle aide à mourir récemment approuvée par le Parlement.

Trois AVC et des séquelles persistantes

Jean-Marie Bigard a révélé avoir été victime de trois accidents vasculaires cérébraux (AVC) : un il y a deux ans, puis deux autres rapidement enchaînés. « Ça va très bien, je les digère tranquillement », a-t-il déclaré, mais il a admis que ces AVC ont affecté sa vie quotidienne. « Ça affecte ma vie parce qu'évidemment, j'ai des problèmes d'équilibre. Je suis évidemment très correctement suivi. Ma femme y tient beaucoup, mes enfants aussi », a-t-il expliqué.

La mort, un sujet abordé en famille

Père de trois enfants, dont les plus jeunes ont 13 et 15 ans, l'humoriste aborde régulièrement le sujet de la mort avec eux, souvent sur le ton de l'humour. « J'en parle très souvent et le plus souvent possible et en rigolant, en leur disant : 'Faites attention quand vous m'engueulez ou que vous me trouvez un défaut. Quand je ne serai plus là, je n'aurai plus de défaut' », a-t-il confié. Il a également cité un philosophe anonyme : « On meurt en réalité deux fois. On meurt la première fois où on ne respire plus, on est froid comme la tombe. Et puis on meurt une deuxième fois, c'est quand on ne prononce plus ton nom. Ça, c'est la deuxième mort qui, elle, est définitive. »

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L'aide à mourir comme option

Constatant sa « décrépitude », Jean-Marie Bigard a avoué que la mort le « fait chier ». Alors que le Parlement vient d'approuver définitivement l'aide à mourir, l'humoriste a confessé qu'il pourrait y avoir recours. « Dans un avenir qui est de plus en plus proche, si ma vie n'était plus qu'une souffrance aussi bien en dormant qu'en étant éveillé, je serais le premier à dire à ma famille, qui je pense serait d'accord avec moi, de dire : 'J'ai envie de jeter l'éponge' », a-t-il poursuivi. Il a conclu : « Je n'ai pas envie globalement d'être dominé par qui que ce soit, y compris la mort. C'est moi qui siffle la fin de la partie. »

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