Le tribunal correctionnel d'Alès a condamné Zouhir A., 38 ans, à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour huit cambriolages commis entre juin et août 2016. Le prévenu, déjà condamné à onze reprises dont cinq pour vol, comparaissait dix ans après les faits.
Un casier judiciaire éloquent
Lors de l'audience du vendredi 5 juillet 2026, le procureur de la République Abdelkrim Grini a souligné la gravité des faits malgré leur ancienneté : « Les cambriolages sont un fléau et représentent un vrai traumatisme pour les victimes. Nous avons à la barre un prévenu au casier éloquent avec 11 condamnations dont cinq pour vol et qui comparaît pour huit cambriolages. » Il a requis trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt.
Procès en visioconférence
Détenu à la prison de Seysses, Zouhir A. a comparu par visioconférence. Les magistrats ont cherché à déterminer s'il agissait seul. L'homme n'a pas donné de détails, mais une partie du butin a été retrouvée chez un ami qui l'hébergeait : objets multimédias, lunettes, montres, bijoux, sacoche, sac à main.
Relaxe partielle et peine finale
Me Sophie Bonnaud, avocate du prévenu, a plaidé pour une relaxe partielle : « Sa position a toujours été constante depuis la garde à vue. Il reconnaît cinq faits et a toujours expliqué avoir agi seul ou pas, même s'il ne veut pas donner le complice. Ce dernier est le grand absent de l'audience. Il a déjà effectué 10 mois de détention provisoire pour cette affaire. » Le tribunal a suivi en partie cette défense, prononçant 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt, soit une peine inférieure aux réquisitions mais tenant compte de la détention provisoire déjà effectuée.



