Comment le sexisme s'ancre-t-il chez les plus grands ? Dès l'âge de 6 ans, les filles intègrent déjà l'idée qu'elles sont moins intelligentes que les garçons. Ce biais, pourtant infondé, influence leur parcours scolaire et leurs choix d'orientation. Ainsi, elles ne représentent que 25 % des effectifs dans les filières d'ingénieurs, malgré les encouragements.
L'école, terrain de reproduction des stéréotypes
De la cour de récréation colonisée par le football aux injonctions sociales – être « sage » pour les filles, « fort » pour les garçons – l'école devient le théâtre d'un rapport de force implicite. Les enfants apprennent très tôt à se conformer à des rôles genrés, souvent renforcés par les enseignants et les pairs.
Le rôle des réseaux sociaux
Face aux efforts des parents pour éduquer sans stéréotypes, les réseaux sociaux représentent un défi majeur. Ils diffusent massivement des contenus stéréotypés, influençant les enfants dès le plus jeune âge. Les algorithmes amplifient ces biais, rendant la lutte contre le sexisme plus complexe.
La peur du garçon sensible
Notre société semble craindre davantage un garçon sensible qu'un garçon violent. Cette hiérarchie des émotions, qui valorise la force et réprime la sensibilité masculine, contribue à maintenir des inégalités de genre. Les garçons apprennent à réprimer leurs émotions, tandis que les filles sont incitées à la discrétion.
L'émission « On vous en dit plus »
Ces questions sont abordées dans l'émission présentée par Noham Huclin, diffusée sur le canal 32 de la TNT en Île-de-France, sur les box partout en France (Free : 910, Orange : 349, Bouygues : 300, SFR : 461) et sur 20minutes.tv. Au programme : des extraits, des témoignages et des analyses pour comprendre comment le sexisme s'installe dès l'enfance.



