Ariana Grande quitte la scène face aux critiques sur son corps
Ariana Grande quitte la scène, critiques sur son corps

La pop star Ariana Grande a annoncé qu'elle se retirerait de la vie publique à la fin de sa tournée, après la polémique suscitée par son clip « Petal ». Accusée de glamouriser la maigreur, elle a été la cible de commentaires sur son physique, déclenchant un débat sur le droit des femmes à disposer de leur corps.

Un « dilemme » médiatique

Sur les réseaux sociaux, l'actrice Jameela Jamil a présenté la situation comme un « dilemme » : « Si nous commentons son physique, nous risquons de nuire à sa santé mentale, ce qui serait terrible. Si nous ne commentons pas, nous risquons de normaliser cette image auprès de centaines de millions d'adolescentes qui consomment son contenu. »

Laure Salmona, présidente de l'association Féministes contre le cyberharcèlement, nuance : « Quand on est une personne avec une fan base, on a une responsabilité de l'image renvoyée. Mais il faut distinguer responsabilité et sexisme : jamais les changements physiques d'un homme ne seront autant commentés. »

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L'inquiétude, une excuse pour commenter

Les fans invoquent leur « inquiétude » pour la santé d'Ariana Grande, mais celle-ci n'a jamais confirmé de trouble. Laure Salmona souligne : « Il y a une grosse responsabilité à avancer des hypothèses sur la santé des femmes quand on ne sait pas de quoi on parle. Les femmes ne doivent d'explications à personne. »

La militante voit dans cette « inquiétude » un nouveau prétexte pour commenter le poids des femmes : « Cela peut être utilisé comme excuse pour se donner bonne conscience. » Elle qualifie la surmédiatisation de la morphologie de la chanteuse de « cyberharcèlement ».

Respecter le consentement

« Il y a une différence entre s'inquiéter et rendre public le fait qu'on s'inquiète », ajoute Laure Salmona. Ariana Grande a demandé que l'on cesse de commenter son corps : « Il serait important de respecter son consentement. » En 2026, « il y a encore cette impression que les femmes n'existent qu'à travers leur apparence, que ce sont des objets dont on peut commenter les changements quand ça nous chante. »

Il est essentiel de rappeler qu'Ariana Grande n'est pas responsable de cette polémique ; elle évolue dans une société patriarcale. Son clip, où son personnage détruit à la tronçonneuse des hommes blancs insatisfaits, illustre sa critique des normes imposées.

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