Dans un rapport publié ce mercredi, l'UNICEF France dresse un constat sévère sur la gestion des violences dans les structures périscolaires. L'organisation estime que le système actuel est « défaillant » et ne se met en marche qu'après les faits, laissant les enfants sans protection efficace.
Un système qui réagit trop tard
Selon l'UNICEF, les mécanismes de signalement et de traitement des violences sont trop lents. Les enfants victimes doivent souvent attendre des mois avant que des mesures soient prises. « Le système est conçu pour réagir, pas pour prévenir », déplore l'organisation.
Des lacunes dans la formation
Le rapport pointe également le manque de formation des personnels périscolaires. Beaucoup ne savent pas reconnaître les signes de violence ou comment réagir de manière appropriée. L'UNICEF recommande une formation obligatoire et continue pour tous les intervenants.
Des recommandations concrètes
Pour remédier à cette situation, l'UNICEF propose plusieurs mesures :
- Mettre en place des protocoles de signalement clairs et accessibles.
- Renforcer les inspections dans les structures périscolaires.
- Créer un numéro d'écoute dédié aux enfants.
- Assurer un suivi psychologique systématique pour les victimes.
Un appel à l'action
L'UNICEF appelle les pouvoirs publics à agir rapidement. « Chaque jour qui passe sans réforme, des enfants continuent de souffrir en silence », insiste l'organisation. Elle espère que ce rapport servira de déclencheur pour une refonte en profondeur du système périscolaire.
Le ministère de l'Éducation nationale n'a pas encore réagi officiellement à ces critiques. Cependant, des sources proches du dossier indiquent que des discussions sont en cours pour améliorer la prévention et la réactivité.



