Le grand banquet du Canon français, dont la troisième édition se tiendra le 19 septembre prochain dans les arènes de Béziers, suscite une vive polémique. Robert Ménard, maire de la ville, prend la défense de cet événement qualifié de « franchouillard » par ses organisateurs.
Un événement qui divise
Depuis 2024, le banquet du Canon français rassemble plus d'un millier de personnes autour de spécialités locales : vin, jambon à la broche, fromage, et chansons populaires françaises. L'ambiance est décontractée, avec béret et bretelles vendus sur place. Mais cette année, l'événement est critiqué en raison de l'implication de Pierre Edouard Stérin, milliardaire catholique réactionnaire connu pour son projet Périclès, et d'incidents racistes rapportés lors d'un banquet à Caen en avril dernier.
La réaction de Robert Ménard
Robert Ménard ne cède pas aux pressions : « Certains veulent tout politiser, interdire tout ce qui ne leur plaît pas. Il faut qu'ils arrêtent de nous emmerder ! » Il reconnaît que des propos racistes peuvent être tenus, mais affirme n'en avoir jamais entendu à Béziers. « Des abrutis, il y en a partout, même à la fête de l'Humanité. Ce n'est pas une raison pour interdire. »
Les oppositions
Nicolas Cossange, représentant du PCF Béziers, dénonce l'hypocrisie : « À la fête de l'Humanité, on ne paie pas 80 euros pour faire de l'entre-soi. » Il souligne que la Ville met gratuitement du matériel à disposition des organisateurs, ce qui renforce le caractère polémique de l'événement.
La position des organisateurs
Boris Granier, co-gérant du Plaza, se veut neutre : « Nous n'avons pas de position à prendre. L'événement se veut avant tout franchouillard, de terroir, convivial. Il n'y a rien de politique là-dedans. »
Le débat reste ouvert, alors que le banquet du Canon français continue de diviser la ville de Béziers.



