Mobilisation au collège Lo Trentanel pour défendre une secrétaire non renouvelée
Mobilisation au collège Lo Trentanel pour une secrétaire

Une mobilisation forte au collège Lo Trentanel

Ce mardi 7 septembre, à 10 h 20, alors que les haut-parleurs annonçaient la récréation avec une musique médiévale, un collectif important de professeurs et d'agents administratifs du collège Lo Trentanel à Gignac, dans l'Hérault, a choisi ce moment pour un débrayage. Ils ont contesté une décision du rectorat qu'ils qualifient d'inhumaine, se réunissant à l'extérieur de l'établissement avec une banderole de protestation portant l'inscription : "Intendance, personnel, projets sacrifiés".

Le cas de Michèle Lecomte au cœur de la colère

L'objet de cette mobilisation est le non-renouvellement du contrat de travail de Michèle Lecomte, âgée de 60 ans, secrétaire à l'intendance. Elle exerce depuis 14 ans au collège, où elle connaît tous les rouages administratifs et a assuré ses missions contractuelles renouvelées annuellement avec compétence. Michèle Lecomte comble les heures d'une titulaire qui ne travaille qu'à 60 %, rendant son rôle crucial pour le fonctionnement quotidien de l'établissement.

Le rectorat a justifié sa décision de ne pas renouveler son contrat par des raisons budgétaires. "J'ai été prévenue le mardi 31 août au soir que je ne devais pas prendre mon poste le lendemain 1er septembre", explique Michèle Lecomte. "Je suis dévastée, dans l'incompréhension totale. Cette manière brutale après tant d'années au service du collège de me licencier est inhumaine." Elle a profité du rassemblement pour remercier les enseignants, le secrétariat et l'administration pour leur soutien.

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Les réactions et les espoirs de revirement

Le principal du collège, M. Delozanne, a adressé un courrier au rectorat demandant que cette décision, qui déstabilise le fonctionnement de l'établissement, soit réétudiée en prenant en compte le parcours de Michèle Lecomte. "J'ai appris que le principal a adressé un courrier au rectorat demandant que cette décision qui déstabilise le fonctionnement de l'établissement soit réétudiée et prenne en compte mon parcours", ajoute-t-elle.

Michèle Lecomte est repartie avec le cœur lourd, mais en souhaitant que le rectorat revoie sa décision. Cette mobilisation souligne les tensions croissantes dans le secteur éducatif face aux contraintes budgétaires, mettant en lumière les impacts humains de telles mesures administratives.

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