Un lycéen toulousain de 17 ans obtient l'annulation des épreuves du baccalauréat au Moyen-Orient
Younes, un élève de terminale scolarisé au lycée français MLF du Bahreïn, a réussi un véritable coup de force. À seulement 17 ans, il a obtenu l'annulation des épreuves du baccalauréat dans plusieurs pays du Moyen-Orient après avoir adressé un courrier directement au président de la République, Emmanuel Macron.
Un contexte de guerre bouleversant la scolarité
Depuis le début du conflit entre l'Iran et Israël, la vie des élèves français au Moyen-Orient a été fortement perturbée. Younes et sa famille ont même dû quitter le Bahreïn pour se réfugier à Toulouse. Début mai, l'établissement a demandé aux élèves de revenir en présentiel pour préparer les examens, ce qui a provoqué l'incompréhension du jeune homme : « On était dégoûtés. On s'est dit : c'est injuste. Comment est-ce qu'on peut passer le bac alors qu'on a raté quand même deux mois d'école ? », confie-t-il à 20 Minutes.
Une pétition discrète mais efficace
Avec un camarade, Younes a lancé une pétition réclamant le passage en contrôle continu. Dans cette monarchie du Golfe, la prudence est de mise : « On n'a pas mis la pétition en public », explique-t-il. Malgré cela, le texte a circulé entre plusieurs lycées français du Moyen-Orient et a recueilli plus de 1 000 signatures, notamment au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis.
Une lettre au président qui change tout
Le lycéen a ensuite décidé d'écrire directement au cabinet du président de la République. Dans son courrier, il évoque « le stress des événements, le changement de pays et les cours à distance ». Le 7 mai, il reçoit une réponse officielle l'informant que le président est « sensible à sa démarche ». Quelques jours plus tard, l'Éducation nationale annonce des « dispositions exceptionnelles d'aménagement ». Dans neuf pays, dont le Bahreïn, Israël, le Liban et le Qatar, les épreuves écrites et orales du brevet des collèges et lycées français et du baccalauréat sont remplacées par les notes du livret scolaire.
Cette décision a été accueillie avec une immense joie par les élèves concernés : « Ça sautait de partout de joie », raconte Younes. Une victoire pour ce lycéen déterminé qui a su se faire entendre jusqu'au sommet de l'État.



