Une large majorité d'adolescents favorable à l'interdiction
Le 21 juillet 2026, le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Ce vendredi 24 juillet, l'Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) a dévoilé les résultats d'une étude menée en juin auprès de 1 012 enfants âgés de 10 à 14 ans, sollicités pour donner leur avis sur cette mesure.
Selon cette étude, 69 % des enfants interrogés estiment que l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est une « bonne idée ». Plus des deux tiers se montrent donc favorables à cette restriction, qui doit entrer en application à partir de septembre 2026.
Des enfants demandeurs de protection malgré des doutes
Martin Ajdari, président de l'Arcom, a commenté ces résultats auprès de l'AFP : « Ils sont demandeurs d'une protection qui vient de l'extérieur […] même s'ils ont quelques doutes sur l'efficacité immédiate » de l'interdiction. Les enfants interrogés déclarent en grande majorité (67 %) qu'ils respecteront la loi. Cependant, une part non négligeable (33 %) indique qu'ils trouveront un moyen de contournement.
Les stratégies de contournement envisagées
Parmi les enfants qui disent ne pas respecter l'interdiction, 64 % comptent renseigner une fausse date de naissance. Cette tentative pourrait échouer si les méthodes de vérification de l'âge mises en place sont efficaces. Par ailleurs, 27 % affirment qu'ils se feront aider de leurs parents pour créer un compte malgré l'interdiction. La loi ne prévoit pas de sanction pour les enfants contrevenants ni pour leurs parents.
Certains contournements pourraient passer par l'utilisation d'un VPN, un outil permettant de se localiser dans un autre pays, comme c'est le cas en Australie où l'accès aux réseaux est interdit aux moins de 16 ans depuis décembre 2025.
Un impact direct sur la majorité des enfants
La plupart des enfants interrogés devraient être directement impactés par la loi : 70 % d'entre eux déclarent détenir au moins un compte sur un réseau social ou une plateforme en ligne comme YouTube. Pour les 10-12 ans, ce chiffre s'élève à 63 %, malgré l'interdiction aux moins de 13 ans déjà en vigueur sur la plupart des plateformes.
Le texte voté par les députés et sénateurs ne détaille pas les méthodes de contrôle de l'âge qui pourront être utilisées, mais plusieurs outils ont déjà été expérimentés en Australie.



