Bilan des inspections dans les écoles privées après Bétharram
Inspections écoles privées : 442 mises en demeure

Le ministère de l’Éducation dresse un premier bilan des inspections menées dans les établissements privés après le scandale de Notre-Dame-de-Bétharram. Les 1 500 contrôles effectués ou en cours ont donné lieu à 442 mises en demeure et six signalements au procureur, a indiqué jeudi le ministre de l’Éducation dans un entretien au journal « La Croix ».

Pas de nouveau Bétharram, mais des signalements

« Il n’y a pas eu de nouveau Bétharram », assure Édouard Geffray. « Toutefois, sur les 1 500 contrôles déjà réalisés ou en cours, il y a eu six signalements au procureur, dont une partie pour des faits de maltraitance d’élèves », poursuit le ministre. Il précise qu’il s’agit « en première analyse » de « situations individuelles ». La présence d’inspecteurs a « libéré une parole qui a conduit à un signalement », et « à chaque fois, nous avons engagé des procédures disciplinaires contre les personnels en cause », affirme-t-il.

Le déploiement du plan de contrôle

Après les révélations de violences physiques et sexuelles à Notre-Dame-de-Bétharram et dans d’autres établissements privés, l’ex-ministre de l’Éducation Élisabeth Borne avait dévoilé en mars 2025 un plan prévoyant notamment que 40 % des établissements privés sous contrat (sur un total d’environ 7 500, en grande majorité catholiques) soient inspectés dans les deux prochaines années.

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Selon Édouard Geffray, la « cadence des contrôles est conforme à ce qui était prévu » et ceux-ci se déroulent « globalement bien ». 1 135 contrôles ont été achevés, 400 sont en cours, et 900 sont programmés d’ici à la fin de l’année. Environ 29 % des contrôles achevés ou en cours ont donné lieu à « au moins une mise en demeure ».

Répartition des mises en demeure

Sur les 442 mises en demeure émises, 21 % portent sur un motif administratif, comme « un contrôle d’honorabilité des personnels de droit privé qui n’a pas été effectué », détaille le ministre. Dans 20 % des cas, il s’agit de questions d’ordre pédagogique, « qui concernent par exemple l’incomplétude des programmes ». 15 % sont du domaine de la sécurité et 14 % sont liés à la bonne affectation de la dépense publique. Enfin, 10 % portent sur le caractère non facultatif de l’instruction religieuse. Édouard Geffray rappelle que l’instruction religieuse est « possible dans les établissements privés sous contrat » mais qu’elle doit être « facultative ».

« Nous commençons à avoir les premiers contrôles de suivi, c’est-à-dire ceux réalisés après une mise en demeure, et la quasi-totalité donnent lieu à une mise en conformité satisfaisante. Si ce n’est pas suivi d’effet, nous aurons évidemment des échanges beaucoup plus stricts », assure-t-il.

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