Hausse des frais d'inscription à l'université : les étudiants inquiets
Frais d'inscription : inquiétude des étudiants après des propositions

Une licence à 900 euros, contre 178 actuellement, un master à 1.500 euros contre 245… Des organisations étudiantes s’inquiètent mardi d’une possible hausse généralisée des frais d’inscription à l’université, après la présentation des travaux des présidents des assises gouvernementales sur le financement des universités. Cependant, le ministre affirme que ce n’est pas à l’ordre du jour.

Des propositions alarmantes

Selon une diapositive présentée aux membres du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser, organe consultatif) par les présidents des assises gouvernementales sur le financement des universités, « en restant modérés, les droits d’inscription pourraient » représenter jusqu’à 10 % « des ressources universitaires » contre 2,5 % aujourd’hui. Cette perspective a suscité une vive inquiétude parmi les représentants étudiants.

Temporisation du ministère

Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a temporisé. « Je rappelle que le rapport définitif n’est pas rendu. Et en tout état de cause, comme je l’ai dit, comme je le redis et comme je le redirai si nécessaire, les droits d’inscription pour 2027 en licence, en master et en doctorat pour les étudiants communautaires seront identiques à ceux de 2026 », a-t-il assuré.

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En février, il avait déjà évoqué ce sujet, affirmant qu’augmenter les frais d’inscription pour les étudiants français « à un niveau soutenable » était un « débat légitime », dans un contexte de difficultés financières des établissements. Il avait toutefois ajouté ne pas pouvoir « mettre en place une telle réforme à court terme », estimant que « les conditions (n’étaient) pas réunies à ce jour ».

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