Carte scolaire à Montpellier : avancées mineures, syndicats toujours mobilisés
Carte scolaire à Montpellier : syndicats toujours mobilisés

La carte scolaire continue d'alimenter de vives tensions à Montpellier. Si la fermeture d'une classe à l'école Marie-Curie a été annulée, neuf autres établissements restent sous la menace. Le rectorat et les syndicats doivent se rencontrer à nouveau le 25 juin prochain.

Une seule avancée pour Montpellier

La mobilisation des parents d'élèves de l'école Marie-Curie a porté ses fruits. Lors d'une nouvelle réunion consacrée au projet de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2026, la direction académique des services de l'Éducation nationale est revenue sur la fermeture de classe initialement prévue dans cet établissement situé en bas de l'avenue de Toulouse. Cependant, pour les syndicats, il s'agit de la seule avancée obtenue ce mardi 18 juin. Deux autres classes, situées au Pouget et à Saint-Paul-et-Valmalle, ne fermeront finalement pas non plus.

Un nouveau rendez-vous programmé

Insuffisant, selon les syndicats. Comme en avril, ils ont unanimement voté contre les ajustements proposés et rencontreront à nouveau Aymeric Meiss, le Dasen de l'Hérault, le 25 juin prochain. L'objectif : tenter de sauver les neuf classes encore menacées de fermeture à Montpellier. « Nous dénonçons notamment une gestion basée sur le nombre d'élèves inscrits ou attendus. Des chiffres qui ne traduisent pas la réalité du terrain et qui interrogent, puisque nous avons appris lors de cette réunion que le logiciel d'inscription de nouveaux élèves était victime de bugs », détaille Sabine Raynaud, du SNUDI FO 34.

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Le nouveau dispositif d'inclusion contesté

Parmi les établissements sous surveillance particulière, ceux situés dans le secteur de la Cité Gély. Si l'école maternelle du Docteur Roux, rue du Faubourg Figuerolles, devrait bien fermer l'une de ses classes, « le Dasen a décidé de maintenir la décharge de sa directrice à 33 %, au lieu de la baisse à 25 % prévue initialement ». « C'est décisif sur ce secteur extrêmement paupérisé qui ne fait pourtant pas partie de la zone d'éducation prioritaire », explique Sabine Raynaud. « L'école élémentaire Frédéric Bazille va bénéficier de postes en plus dans le cadre d'un rééquilibrage décidé par le ministère, mais la maternelle voisine reste impactée par les réductions de postes… »

Les syndicats s'opposent également à la généralisation des Pôles d'appui à la scolarité (PAS). Ce dispositif, conçu par le ministère pour favoriser l'inclusivité à l'école, n'a pas convaincu l'Assemblée Nationale. Le 11 mai, il a été rejeté une seconde fois par les députés. « C'est un outil de destruction des droits des élèves, qui laisse les enseignants en première ligne. Pourtant, il doit être expérimenté dans l'ouest du département à la rentrée, puis généralisé en 2027 », conclut Sabine Raynaud.

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