Anglet : l'école Jules-Ferry échappe à la suppression de postes grâce à sa spécificité inclusive
Anglet : l'école Jules-Ferry sauve ses postes grâce à son Ulis

Une victoire pour l'école inclusive d'Anglet

L'école Jules-Ferry d'Anglet, où les parents s'étaient fortement mobilisés en mars dernier par crainte de la suppression de deux postes enseignants, n'apparaît finalement pas dans les décisions de l'Éducation nationale pour la rentrée 2026. Cette bonne nouvelle a été annoncée lors du dernier conseil municipal, mercredi 1er avril, jour de la révélation de la carte scolaire des Pyrénées-Atlantiques.

La mobilisation porte ses fruits

Le maire d'Anglet, Claude Olive, a esquissé un sourire de soulagement en confirmant que l'établissement, où était redoutée une suppression d'un poste en élémentaire et d'un autre en maternelle, ne figurait pas dans le tableau des fermetures de classes. « J'avais pris l'engagement de faire tout ce que je pouvais pour essayer de sauver les postes à Jules-Ferry », a déclaré l'édile lors du conseil municipal. « Je pense qu'on est arrivé, à force de parler avec le Dasen, de discuter avec lui, de faire comprendre qu'il y avait une problématique spécifique sur cette école ».

La spécificité inclusive de Jules-Ferry

Cette spécificité, c'est précisément la présence d'une Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) accueillant des enfants en situation de handicap. Claude Olive, qui s'était mobilisé aux côtés des parents d'élèves mi-mars, a rappelé cet élément déterminant. Mahaut Fanchini, candidate aux municipales et aujourd'hui élue d'opposition du groupe de gauche et écologiste Anglet Ensemble, était également présente lors de la mobilisation du 10 mars.

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Les parents mobilisés avaient alors souligné avec force : « Le groupe scolaire Jules-Ferry, c'est le seul dispositif Ulis sur la ville d'Anglet, avec 12 % d'élèves à besoins particuliers et l'accueil d'élèves allophones ». Ils dénonçaient dans le projet initial de fermeture de classes « une histoire de chiffres » au détriment de l'apprentissage et de l'accompagnement personnalisé des élèves.

Un contexte démographique difficile

Si la suppression des deux postes est désormais écartée à Jules-Ferry, d'autres établissements d'Anglet ne sont pas épargnés. L'école élémentaire Galois devrait enregistrer la suppression d'un poste, tout comme l'école élémentaire et maternelle de Larrebat. Un prochain comité technique des services de l'Éducation nationale est annoncé en juin, mais selon la municipalité, il ne reviendra pas sur ce qui a été décidé, se limitant à proposer « des ajustements ».

Claude Olive a réagi de manière globale à cette situation : « On savait que sur certaines écoles, on était en fragilité par rapport à la baisse des effectifs, mais ce n'est pas spécifique à Anglet. C'est sur tout le territoire, le département et notre pays que la démographie est en baisse ».

Une ouverture malgré tout

Parmi les annonces, une ouverture de poste est prévue : à l'école élémentaire Herriot, avec un poste d'enseignement en basque. Cette décision contraste avec les fermetures ailleurs et montre la complexité des arbitrages de la carte scolaire.

Qu'est-ce qu'une Ulis ?

Pour comprendre l'enjeu, rappelons que les unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) constituent une des solutions pour favoriser la scolarisation d'élèves en situation de handicap dans un établissement scolaire ordinaire. Ce dispositif propose :

  • Un accompagnement personnalisé avec un professeur spécialisé
  • Un programme adapté aux besoins spécifiques
  • Des temps partagés avec les élèves de la classe de référence
  • Une aide humaine collective avec un accompagnant (AESH)

La préservation des postes à Jules-Ferry représente ainsi une victoire pour l'éducation inclusive dans la commune, montrant que la mobilisation collective peut influencer les décisions administratives.

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