Une marche des fiertés va défiler pour la première fois dans les rues d'Alès, ce samedi 7 juin. C'est une première dans l'histoire de la capitale des Cévennes. Cet événement festif et revendicatif existe déjà ailleurs en France et dans la région : à Montpellier, très suivi, mais aussi à Nîmes, malgré un contexte homophobe malheureusement ancré dans la capitale gardoise, ou encore à Mende, en Lozère.
Une initiative citoyenne
Cette initiative alésienne est issue d'un collectif de personnes affirmant avec honneur leurs droits à la différence. Un collectif LGBTQIA+ (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres, Queer, Intersexes, Asexuels et leurs soutiens) de personnes "vivant à Alès, dans les communes voisines et les Cévennes", qui ont décidé d'organiser ce rendez-vous afin de "lutter", "en ville comme à la campagne" contre "leur invisibilisation" et de "militer pour les droits des personnes minorisées par la société et l'État."
Programme de la journée
Pour cette première, l'organisation est simple : de 12h30 à 15 heures ce samedi, un "village associatif" sera monté place des Martyrs-de-la-Résistance, où plusieurs stands d'associations communiqueront sur leurs missions : Aides, Asile-Home ou encore le Planning Familial du Gard, qui soutient l'initiative. À partir de 15 heures, un cortège partira de la grande place et défilera dans les principales rues de la ville avec camion son et vélos-cargos pour la musique et accompagner les marcheurs. Certains pourraient venir costumés. "Notre volonté, c'est que les gens viennent comme ils ont envie de venir, tout simplement", soulignent Paul et Jules, tous deux membres du collectif.
Un manque pour Alès
En marge de la fête, comme dans toute marche des fiertés, le mouvement veut rappeler le combat des personnes LGBTQIA+ contre "toutes les formes de discriminations et actes homophobes", mais aussi pour le féminisme, l'accès aux soins pour tous et les droits des travailleuses et travailleurs du sexe. "On ne s'attend pas à une très grande marche pour cette première, reconnaît cependant le duo. Mais on tenait à l'organiser car, selon nous, dans les Cévennes, les personnes LGBT n'ont pas cet espace de liberté pour se retrouver. Elles sont moins visibles à Alès qu'ailleurs. Alès n'avait, à notre connaissance, pas d'organisation pour défendre ces droits." Une action qui pourrait, si la volonté se maintient, devenir un rendez-vous régulier dans la cité cévenole.



