L'association Projet Animaux Zoopolis (PAZ) a organisé ce vendredi 18 juillet 2026 un happening devant la mairie de Nice pour promouvoir une méthode non létale de régulation des populations de rats : la contraception par une saucisse contraceptive, également appelée « pilule pour les rats ».
Une méthode létale jugée barbare
Actuellement, la ville de Nice utilise des anticoagulants (mort-aux- rats) placés dans des boîtes noires. Selon Jeannethe Valdes, référente PAZ pour les Alpes-Maritimes, « les rats ingèrent cette pâte très attractive et sont sujets à des hémorragies internes sur 4 à 7 jours ». Elle dénonce une méthode barbare et dangereuse : les rats peuvent mourir ailleurs et être mangés par d'autres animaux, y compris domestiques. « La mort-aux-rats risque de finir dans l'estomac d'un chien, d'un chat… C'est déjà arrivé », ajoute-t-elle.
Le dispositif Ekomille également critiqué
Un autre dispositif, Ekomille, est expérimenté à Nice avec 25 appareils. Il s'agit de tours dans lesquelles les rats, attirés par des granulés, entrent mais ne peuvent plus ressortir. PAZ critique cette méthode : « Les rats restent prisonniers du seau et meurent par enfermement ou noyade », explique Jeannethe Valdes.
La solution contraceptive Evolve
PAZ propose d'adopter la méthode Evolve, déjà utilisée dans des grandes villes comme New York, Boston ou Hong Kong. Il s'agit d'une molécule d'huile de coton, un contraceptif efficace pour rats et souris, incorporée dans une petite saucisse. Les rongeurs peuvent en manger sans mourir, sans incidence sur leur organisme ni sur l'environnement, et cela stoppe les naissances multiples.
Un coût avantageux
Selon PAZ, le coût est intéressant : « Si Ekomille représente un budget d'un millier d'euros par dispositif valable 9 mois, le contraceptif, également vendu en ligne aux particuliers, revient à 140 euros le seau de 5 kg ». L'association affirme que cette méthode est « la méthode du futur, bientôt testée à Paris ».
Un appel à la ville de Nice
Jeannethe Valdes reconnaît la bonne volonté de la Ville : « À Nice, on essaie de trouver des solutions pour améliorer la condition animale, mais il faut encore des améliorations. » PAZ espère que la municipalité adoptera cette méthode non létale et plus éthique pour gérer la prolifération des rats.



