À partir de 2026, les culottes menstruelles seront remboursées par la Sécurité sociale, une avancée majeure pour la santé des femmes et l'accès aux protections périodiques réutilisables. Cette mesure, annoncée par le gouvernement, vise à réduire les inégalités d'accès aux produits hygiéniques et à encourager des alternatives écologiques.
Qui est concerné par le remboursement ?
Le remboursement des culottes menstruelles sera accessible à toutes les femmes, sans condition d'âge ou de ressources. Selon le ministère de la Santé, cette décision fait suite à une expérimentation menée dans plusieurs régions, qui a montré une forte demande et un impact positif sur le budget des ménages. Les culottes menstruelles, fabriquées en tissu absorbant et lavable, permettent de remplacer les protections jetables comme les tampons ou les serviettes hygiéniques.
Quel montant sera remboursé ?
Le remboursement sera fixé à 60 % du tarif de référence, qui n'a pas encore été précisé. Les culottes menstruelles devront répondre à des normes de qualité et de sécurité définies par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Les marques agréées seront listées sur le site de l'Assurance maladie. Le reste à charge pourra être couvert par les mutuelles, comme c'est déjà le cas pour d'autres dispositifs médicaux.
Quand et comment en bénéficier ?
La mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Les femmes pourront acheter leurs culottes menstruelles en pharmacie ou en ligne, sur présentation d'une ordonnance délivrée par un médecin, une sage-femme ou une infirmière. L'ordonnance précisera le nombre de culottes nécessaires (généralement 4 à 6 pour un cycle). Le remboursement se fera via la carte Vitale, sans avance de frais si le pharmacien est équipé du tiers payant.
Un impact écologique et économique
Selon une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), une femme utilise en moyenne 11 000 protections jetables dans sa vie, générant 150 kg de déchets. Les culottes menstruelles, réutilisables pendant 2 à 5 ans, réduisent considérablement cet impact. Économiquement, le coût annuel des protections jetables est estimé à 240 euros, contre 50 à 100 euros pour les culottes menstruelles. Le remboursement devrait donc alléger le budget des ménages.
Réactions et perspectives
Les associations féministes et écologistes saluent cette avancée. « C'est une victoire pour la justice menstruelle et pour la planète », a déclaré la porte-parole de l'association Règles Élémentaires. Le gouvernement prévoit également d'étendre le remboursement à d'autres protections réutilisables, comme les coupes menstruelles, d'ici 2027. Cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la précarité menstruelle, qui touche 2 millions de femmes en France.



