Chaque mercredi, de 18 heures à 19 h 30, Laetitia, guide conférencière, propose une visite de l'église Saint-Etienne et du temple situé sur le plan de Brie, deux lieux emblématiques de la guerre fratricide qui a marqué Anduze. Surnommée la Genève des Cévennes dès le XVIe siècle, la ville a été le théâtre d'une terrible lutte entre catholiques et protestants.
Une histoire mouvementée
La première église catholique, construite en 927 et entourée de son cimetière, se dressait sur l'actuelle place de la République. Elle est restée le centre du village jusqu'en 1560, lorsque les échanges commerciaux ont introduit les idées de la Réforme. En 1567, l'église a été détruite, ne laissant que le clocher, dernier témoignage des remparts qui protégeaient Anduze.
En 1600, un temple protestant a été construit sur le même emplacement, permettant aux protestants de se réunir jusqu'en 1685. À cette date, Louis XIV a révoqué l'édit de Nantes, et le temple a été abattu. Avec ses pierres, une nouvelle église a été édifiée.
Le temple, ironie de l'histoire
Le temple actuel, construit en une vingtaine d'années et inauguré en 1823, a été élevé sur l'emplacement même où les dragons du roi Soleil avaient leurs écuries. Il se dresse entre les casernes, aujourd'hui hôtel de Ville et office de tourisme, qui logeaient les soldats. Conformément à la tradition d'austérité protestante, le temple est d'une grande sobriété : le péristyle est sans décor, et l'intérieur est un grand espace rectangulaire avec des rangées de bancs.
Après des travaux importants qui ont entraîné sa fermeture pendant plusieurs années, le temple a rouvert et accueille désormais des concerts d'orgue très appréciés des mélomanes.
Informations pratiques
Avant de diriger les visiteurs vers le temple, Laetitia partage de nombreuses anecdotes et les invite à entrer dans l'église pour découvrir les chapelles, les statues, les vitraux et les objets de culte.
Les prochaines visites auront lieu les 12 et 19 août. Contact : 06 26 03 69 76. Tarif : 10 €, gratuit pour les moins de 12 ans.



