La plage de l'Église, à Cagnes-sur-Mer, a rouvert mardi 11 août 2026 après avoir été fermée deux fois en cinq jours. Les arrêtés municipaux ont suivi des résultats d'analyses d'eau divergents entre l'Agence régionale de santé (ARS) et la Ville.
Une fermeture éclair vendredi, puis une réouverture
Vendredi 7 août, l'ARS a publié les résultats de prélèvements effectués le 5 août, montrant un taux d'Escherichia coli (E. coli) bien au-delà de la norme, indiquant une contamination d'origine fécale. La Ville a immédiatement fermé la plage, située entre les épis 13 et 15 du bord de mer, au Cros-de-Cagnes.
Quelques heures plus tard, la plage a rouvert après des analyses réalisées par la Ville, jugées « conformes aux exigences de la réglementation sanitaire ». L'ARS a alors effectué un « prélèvement de recontrôle conformément à la procédure habituelle ».
Rebelote lundi, puis réouverture mardi
Les résultats de ce recontrôle, tombés lundi 10 août, étaient à nouveau mauvais. La Ville a pris un nouvel arrêté pour fermer la plage et a lancé ses propres analyses. L'arrêté municipal paru mardi 11 août indique que les prélèvements réalisés le 10 août sur la zone de baignade dite de l'Église, de l'épi 13 à 15, « sont conformes aux exigences de la réglementation sanitaire, sur la qualité des eaux de baignade. […] Il n'y a donc plus de risque pour la santé des personnes ».
L'origine de la contamination reste inconnue
L'ARS déclare : « À ce stade, l'origine de cette contamination n'a pas pu être identifiée ». La mairie de Cagnes-sur-Mer n'a pas souhaité répondre aux questions de la presse. Sur les réseaux sociaux, les internautes réagissent : « Pour se baigner à Cagnes-sur-Mer, le meilleur spot c'est face à l'église du Cros… Car il faut vraiment croire en Dieu pour espérer rien attraper ! », ironise Simoon sur Facebook. « Hey les touristes ! Bienvenue à Cacagnes », plaisante Ryan. Fabienne dénonce : « Faut arrêter de nous prendre pour des idiots, beaucoup d'enfants se baignent dans cette cochonnerie, il faudrait un peu plus clarté ». Sophie ajoute : « Je ne m'y baigne plus. L'eau est dégoûtante entre la station d'épuration défectueuse à Saint-Laurent-du-Var, la nouvelle station d'épuration à Cagnes-sur-Mer. Et plus tout ce qu'on ne sait pas ». Rapha conclut : « On paye cher pour habiter près de la mer et au final on ne peut pas s'y baigner… c'est moche ».



