Le jeudi 25 juin, le tribunal administratif de Grenoble (Isère) a définitivement annulé l'article 10 du règlement des piscines municipales, qui autorisait "l'usage de tenues de bain non près du corps moins longues que la mi-cuisse". Cette décision met un terme à la polémique autour du burkini, ce maillot de bain couvrant plébiscité par les femmes de confession musulmane, qui avait été autorisé par le maire sortant Éric Piolle.
Retour sur la décision de 2022
En mai 2022, Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, avait fait voter l'autorisation du port de tenues de bain non près du corps, à condition qu'elles ne dépassent pas la mi-cuisse. Cette délibération avait été suspendue quelques jours plus tard par le tribunal administratif, puis par le Conseil d'État. Selon actu.fr, le tribunal a jugé que "cette dérogation très ciblée répondait en réalité au seul souhait de la commune de satisfaire à une demande d'une catégorie d'usagers et non pas, comme elle l'affirme, de tous les usagers".
Impact sur le règlement actuel
La Ville de Grenoble a indiqué que ce jugement "n'a pas d'impact sur le règlement appliqué aujourd'hui, qui est conforme à la décision du Conseil d'État" et ne mentionnait plus ces maillots spécifiques. Cependant, des usagers portaient toujours des maillots couvrants sans jupette, car le règlement accepte "les maillots de bain faits d'un tissu spécifiquement conçu pour la baignade" sans préciser leur longueur, comme le rapportait Le Dauphiné Libéré en janvier.
Polémique persistante
Le burkini continue de diviser en France. Sur une plage de Méditerranée, un arrêté municipal interdisant le burkini a fait scandale, et le préfet a demandé son retrait. Le Conseil d'État avait déjà confirmé l'interdiction du burkini dans les piscines à Grenoble, rappelant les règles de laïcité, de sécurité et d'hygiène.



