Grève de la faim d'une mère contre son logement insalubre
Grève de la faim d'une mère pour logement insalubre

À Saint-André-de-la-Roche, dans les Alpes-Maritimes, Nathalie Massin, mère de famille, a entamé une grève de la faim le 31 mai dernier pour protester contre son logement social insalubre. Depuis des mois, son appartement est envahi de cafards et de moisissures, rendant son quotidien invivable.

Un logement infesté et des recours infructueux

Nathalie Massin dénonce son bailleur, CDC Habitat, qui refuse de la reloger, affirmant que l'insalubrité n'est pas de son fait. Dans son appartement, où s'entassent cartons et vêtements, une forte odeur de café règne. « Je ne bois que ça depuis que j'ai commencé ma grève de la faim », confie-t-elle à Nice-Matin.

Fin mars, elle avait fait appel à une entreprise de désinsectisation, mais après leur intervention, elle a constaté la disparition de plusieurs meubles et appareils électroniques. Avec son avocat, Maître Benjamin Cohen, elle a assigné l'Agence éradication nuisible en justice et saisi un conciliateur de justice pour tenter de renouer le dialogue avec CDC Habitat.

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Un dialogue de sourds avec le bailleur

La situation reste bloquée. Nathalie accuse CDC Habitat de lui avoir recommandé l'entreprise de désinsectisation, ce que le bailleur nie. Selon CDC Habitat, les opérations ont échoué « faute de conditions d'accès et de préparation du logement adaptées ». Estimant que l'appartement n'est pas insalubre de son fait, le bailleur ne propose aucune solution de relogement, laissant Nathalie dans une impasse.

Une grève de la faim pour alerter

Désespérée, Nathalie Massin a donc décidé d'entamer une grève de la faim le 31 mai pour attirer l'attention sur sa situation. Elle espère ainsi faire pression sur son bailleur et obtenir un logement décent pour elle et sa famille.

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