À 81 ans, Angèle Sauzet est toujours aux commandes du Café de la Gare à Vaulx-Milieu, en Isère, un établissement qu'elle a acquis en 1976. Malgré un âge légal de départ à la retraite largement dépassé, elle continue de servir ses clients chaque dimanche, forte d'une passion intacte et d'une santé qu'elle dit encore bonne.
Un lieu de vie ouvert uniquement le dimanche
Depuis le décès de son mari et de son fils en l'espace de quatre ans, Angèle a dû s'adapter. Désormais, le café n'ouvre que le dimanche, de 10 h à 14 h. Les plats mijotés comme la blanquette de veau, le pot-au-feu ou le bœuf bourguignon, qui ont fait sa réputation pendant des décennies, ne sont plus servis, mais les clients fidèles viennent toujours pour le café et la convivialité.
Une retraite repoussée malgré les années
Interrogée par Le Dauphiné Libéré, Angèle confie vouloir poursuivre encore quelques années : « J'aimerais rester deux ou trois ans, si je ne suis pas morte avant. J'espère ne pas aller en Ehpad, j'aime trop le contact. Puis, je n'ai pas encore Alzheimer ! » Une déclaration pleine d'humour qui témoigne de son attachement à son métier et à ses clients.
Un café qui représente toute une vie
Pour Angèle, ce café est bien plus qu'un commerce : « J'ai un tas de souvenirs en tête, j'aurais dû consacrer un bouquin à ce lieu. J'entends dire qu'une fête se prépare pour mon jubilé, on verra, ce serait beau. Car ce café, c'est toute ma vie. » Une page se tournera le jour où elle décidera enfin de prendre sa retraite, mais elle ne semble pas pressée.
Cette longévité exceptionnelle fait du Café de la Gare un véritable symbole de la vie locale à Vaulx-Milieu, où les habitués se retrouvent chaque semaine pour partager un moment avec celle qui incarne la mémoire du lieu.



