Marine Le Pen reste largement en tête des intentions de vote pour l’élection présidentielle de 2027, créditée de 33 à 35 % des voix selon un sondage Ipsos-BVA publié le 13 septembre. La candidate du Rassemblement national affronterait Jean-Luc Mélenchon au second tour dans quatre scénarios sur six. Édouard Philippe, lui, ne se qualifierait que dans deux cas de figure, uniquement si Gabriel Attal n’est pas candidat.
Une enquête de grande ampleur sur les intentions de vote
Cette enquête Ipsos-BVA, très attendue, a été réalisée en ligne entre le 3 et le 9 septembre auprès de 13 060 Français inscrits sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre 0,2 et 0,9 point. Le sondage a été mené pour Le Monde, le Cevipof (Sciences Po), la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne.
Les résultats montrent que 33 à 35 % des personnes interrogées ont l’intention de voter pour Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, arrive en deuxième position dans quatre scénarios sur six, avec 15,5 % à 17 % des intentions de vote.
Édouard Philippe qualifié seulement sans Gabriel Attal
Le candidat Horizons, Édouard Philippe, n’accède au second tour que dans deux configurations : s’il est le seul candidat du bloc central, sans Gabriel Attal, face à Raphaël Glucksmann ou face à Olivier Faure, tous deux actuellement candidats à la candidature du camp social-démocrate.
Dans le scénario où il affronte Raphaël Glucksmann, Édouard Philippe est crédité de 17,5 % des voix, devant Jean-Luc Mélenchon (15,5 %) et Raphaël Glucksmann (12,5 %). Marine Le Pen est alors mesurée à 33,5 %. Face à Olivier Faure, l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron obtient 21 %, devant le candidat insoumis (16,5 %), tandis qu’Olivier Faure plonge à 5 % ; Marine Le Pen est à 34,5 % dans ce scénario.
Gabriel Attal, candidat de Renaissance, n’accéderait au second tour dans aucune des configurations testées. Le candidat Les Républicains, Bruno Retailleau, est donné à 7 % dans les deux premiers scénarios.
Le destin des Insoumis dépend du bloc central
Jean-Luc Mélenchon se qualifie au second tour derrière Marine Le Pen dans plusieurs configurations. Face à Raphaël Glucksmann et aux deux candidats du bloc central, Édouard Philippe (14 %) et Gabriel Attal (6 %), le candidat insoumis est crédité de 15,5 %, tandis que Raphaël Glucksmann obtient 11,5 % et Bruno Retailleau 7 %. Marine Le Pen est à 33,5 % dans ce scénario.
Si Olivier Faure est candidat, avec les mêmes deux candidats du bloc central (Édouard Philippe à 16 % et Gabriel Attal à 7,5 %), Jean-Luc Mélenchon recueille 16,5 % des intentions de vote, Olivier Faure 4,5 % et Bruno Retailleau 7 %. Marine Le Pen est mesurée à 34,5 %.
Lorsque Gabriel Attal est seul candidat du bloc central, face à Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon accède également au second tour avec 15,5 %, devant Raphaël Glucksmann (13,5 %) et Gabriel Attal (13 %) ; Bruno Retailleau est alors à 10 % et Marine Le Pen à 34,5 %. Enfin, face à Olivier Faure et Gabriel Attal seul, Jean-Luc Mélenchon se qualifie avec 17 %, Olivier Faure obtenant 5,5 % et Gabriel Attal 15,5 % ; Bruno Retailleau atteint 10,5 % et Marine Le Pen 33,5 %.
Une attente de changement social et politique
Au-delà des intentions de vote, les Français expriment une forte attente de renouveau. Selon le sondage, 71 % des personnes interrogées attendent de la présidentielle un « vrai changement social et politique », contre 51 % avant la présidentielle de 2022. Cette enquête, réalisée auprès de plus de 13 000 personnes, témoigne d’une aspiration profonde à une transformation de la vie politique française.



