Présidentielle 2027 : Le Pen à 37 %, Mélenchon devant Philippe
Présidentielle 2027 : Le Pen 37 %, Mélenchon devant Philippe

À moins de sept mois de l’élection présidentielle de 2027, le dernier sondage Odoxa-Backbone, publié ce jeudi 15 octobre pour la presse régionale, Public Sénat et Le Nouvel Obs, place Marine Le Pen en tête des intentions de vote avec 37 %, devant Jean-Luc Mélenchon (18 %) et Édouard Philippe (17 %). Cette enquête, réalisée du 24 septembre au 7 octobre auprès de 12 005 Français, révèle également que le choix des candidatures peut modifier sensiblement les équilibres politiques.

Marine Le Pen distancie ses concurrents

Dans l’hypothèse d’une candidature d’Édouard Philippe, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit plus que ses deux principaux concurrents réunis. Jean-Luc Mélenchon atteint 18 %, contre 17 % pour l’ancien Premier ministre. Un point d’écart seulement entre les deux hommes, insuffisant pour les départager compte tenu de la marge d’erreur du sondage.

Cette évolution est notable pour le leader de La France insoumise, crédité de 16 % au printemps, tandis qu’Édouard Philippe reste stable. Derrière ce trio, Raphaël Glucksmann recueille 9,5 % des intentions de vote, Bruno Retailleau 6,5 %, Éric Zemmour 4,5 %, Marine Tondelier 3 %, Nicolas Dupont-Aignan et Fabien Roussel 2 % chacun.

L’impact des candidatures sur les équilibres

Le sondage teste également l’hypothèse d’une candidature de Gabriel Attal à la place d’Édouard Philippe. Dans ce scénario, Marine Le Pen atteint 38 %, Jean-Luc Mélenchon 18,5 %, tandis que le président de Renaissance ne recueille que 11 % des intentions de vote, contre 17 % pour le maire du Havre dans la première hypothèse. Bruno Retailleau atteint alors 9 %, Raphaël Glucksmann 10,5 %. Ces chiffres montrent à quel point les candidatures retenues peuvent modifier les équilibres à ce stade de la campagne.

Le sondage révèle aussi des différences marquées entre les électorats. Marine Le Pen atteint 58 % chez les ouvriers et 45 % chez les employés. Jean-Luc Mélenchon recueille 45 % des intentions de vote chez les 18-24 ans et 49 % chez les élèves et étudiants. Édouard Philippe réalise ses meilleurs scores chez les plus âgés, avec 28 % chez les 75 ans et plus.

La primaire de la gauche peut-elle changer la donne ?

C’est l’une des grandes limites de cette photographie électorale. Réalisée du 24 septembre au 7 octobre, l’enquête ne prend pas en compte les éventuelles conséquences de la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche, intervenue après la fin des interrogations. Les 9,5 % ont donc été mesurés avant ce résultat.

Autre élément important : le sondage teste simultanément plusieurs candidatures à gauche, dont celles de Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Fabien Roussel. Impossible, dans ces conditions, de savoir quel serait le score d’une éventuelle candidature commune. Une dernière donnée invite à la prudence : 28 % des électeurs déclarant vouloir voter au premier tour n’expriment encore aucune intention de vote. Au fil des mois, les rapports de force ont largement le temps d’évoluer.