Ce lundi, l'exécutif a mis en doute la « constitutionnalité » et « l'applicabilité » de la mesure promise par le Rassemblement national (RN) visant à sanctionner d'une amende les femmes portant le voile islamique dans l'espace public. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a également estimé que si la question devait être reposée, elle devrait « se poser pour l'ensemble des signes religieux visibles dans l'espace public, pas uniquement pour le voile ».
Une proposition jugée « ignoble » par Mélenchon
Le candidat insoumis à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a qualifié la proposition du RN d'« ignoble ». Sur X, il a affirmé que ce parti « fait une fois de plus la démonstration qu'il n'a pas changé et déverse ses obsessions sexistes et islamophobes ». Il a ajouté : « Marine Le Pen veut envoyer la police pour faire payer des amendes aux femmes qui portent le voile. »
La laïcité, « une loi de liberté et d'unité »
Jean-Luc Mélenchon a poursuivi : « La laïcité est une loi de liberté et d'unité du peuple. Le voile, la kippa, les crucifix sont des choix libres dans l'espace public. » Dans un communiqué, le groupe LFI à l'Assemblée a dénoncé « le fruit d'une banalisation des discours islamophobes ».
Une promesse récurrente du RN
L'interdiction du port du voile dans l'espace public figurait déjà au programme de Marine Le Pen lors de ses trois premières candidatures à l'Élysée. Son lieutenant Jean-Philippe Tanguy, député du parti d'extrême droite, a assuré dimanche que la question avait été « tranchée » en faveur d'une interdiction assortie d'une « amende » pour les femmes qui porteraient malgré tout le voile.



