La Ville de Saint-Médard-en-Jalles a renforcé son dispositif de vidéoprotection en installant douze nouvelles caméras aux entrées et sorties de la commune. Trois autres sont en attente de raccordement. Ce déploiement vise à améliorer l'élucidation des cambriolages en permettant un meilleur contrôle des véhicules circulant sur le territoire communal. Par ailleurs, un centre de supervision urbain (CSU) est à l'étude à l'échelle de la métropole, afin de coordonner les actions entre les communes.
Un dispositif étendu aux entrées de ville
En 2025, la ville comptait 57 caméras fonctionnelles, offrant 67 vues aux policiers. Certaines sont installées aux entrées et sorties de la ville, ce qui permet de « mieux repérer les véhicules lorsqu'il y a cambriolage », a justifié le maire Stéphane Delpeyrat-Vincent lors du conseil municipal du mercredi 22 avril. En fin d'année dernière, douze points vidéoprotégés par des caméras « entrée de ville » ont été livrés. Trois autres sont en attente. « On a écarté la possibilité de caméras sur batterie qui peuvent tomber en panne. On préfère un raccordement au réseau, cela prend parfois plus de temps », a reconnu l'élu.
24 nouvelles vues en périphérie
À terme, ce dispositif offrira 24 vues nouvelles en ceinture périphérique. Les secteurs couverts sont Picot (Hastignan), Issac-Cerillan, Magudas, route de Feydit et avenue Descartes (Corbiac-Gajac). L'édile a fait le lien avec la réflexion sur la création d'un centre de supervision urbain à l'échelle métropolitaine pour améliorer la coordination entre les communes. « Nos caméras s'arrêtent à la limite de Saint-Médard. Or il faut parfois aller plus loin. Ce travail à venir constituera une deuxième phase », a-t-il indiqué.
Recul de la délinquance en 2025
Le maire a livré des chiffres encourageants sur le front de la délinquance. En 2025, les vols sans violence ont baissé de 8,9 %, les cambriolages ont reculé de 16,3 % et les vols liés aux véhicules de 3,5 %. Les violences intrafamiliales semblent connaître un palier. « Cela ne veut pas dire que tout va bien, mais c'est relativement positif », a souligné le maire, évoquant à l'inverse une montée en puissance nationale de la délinquance liée aux stupéfiants, tendance qui se retrouve aussi sur les infractions constatées lors de contrôles routiers.
Des réactions de l'opposition
Tout en approuvant la mesure, l'élu du RN Patrice Licata aurait souhaité « la présence (dans la commune) d'un personnel attitré pour la surveillance en direct des caméras ». Jacques Mangon a réaffirmé la nécessité pour la Ville d'avoir une « attitude proactive » par rapport aux cambriolages en mettant à la disposition des gendarmes des éléments permettant de confondre les auteurs de méfaits. Il a demandé une extension dans les quartiers. « N'oublions pas que notre ville fait plus de 85 km². Bordeaux, c'est une superficie de 47 km². Si on veut aller dans les quartiers, on s'attaque à quelque chose de très compliqué », a soutenu le maire, assurant que d'autres solutions sont à l'étude, notamment la connexion directe des alarmes des particuliers absents à la police municipale.
Prévention et innovation
La municipalité mise aussi sur la prévention. « Dans huit cambriolages sur dix à Saint-Médard, on relève un problème de porte ou de fenêtre ouverte. Il y a des habitudes à changer », a précisé Stéphane Delpeyrat-Vincent. Par ailleurs, la ville a annoncé son intention d'adopter le dispositif « J'allume ma rue », déjà mis en place à Eysines. Ce système, fondé sur un pilotage intelligent de l'éclairage, permet à chacun de rallumer temporairement les lampadaires depuis son smartphone, contribuant ainsi à la tranquillité publique.



