Oreca : le constructeur français incontournable des 24 Heures du Mans
Oreca, le constructeur français clé des 24 Heures du Mans

La société Oreca, fondée par Hugues de Chaunac en 1973, s'apprête à être le premier constructeur sur la ligne de départ des 24 Heures du Mans le samedi 15 juin. C'est le seul constructeur présent dans les trois catégories de la course, discrètement mais fièrement caché derrière des noms prestigieux comme Ferrari, Alpine et les écuries de la catégorie LMP2. Retour sur une aventure qui a débuté comme une simple écurie avant de se transformer en l'un des plus importants constructeurs de voitures de course au monde.

Un demi-siècle de succès

Hugues de Chaunac, figure emblématique du sport automobile français, a traversé cinq décennies en accumulant les victoires. À 79 ans, il reste président d'une entreprise familiale où l'un de ses fils occupe le poste de directeur général. Son obsession pour la victoire et l'excellence a permis à Oreca de devenir un acteur incontournable. "Je suis un passionné total et totalement obnubilé par la victoire", confie-t-il. "Aujourd'hui, nous sommes 400, mais c'est cette force, cet ADN, que je transmets à mes équipes. Excellence, performance, victoire : tant qu'on ne gagne pas, on n'est pas bon."

Une présence massive au Mans

Cette année, 24 des 62 voitures sur la grille de départ des 24 Heures du Mans sont issues des usines Oreca de Magny-Cours et Signes. On y trouve les deux Alpine visant le sacre, cinq Ferrari 296 LMGT3 et dix-sept prototypes de la catégorie LMP2, soit l'intégralité du plateau de cette catégorie. En attendant les hypercars Genesis (filiale de Hyundai) en 2026 et Ford en 2027, Oreca continue de dominer le marché des châssis LMP2, au point d'avoir "effacé" les autres constructeurs homologués par la FIA.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un service client exemplaire

Pour Hugues de Chaunac, la clé du succès réside dans l'attention portée aux détails et au service client. "Il y a le serveur qui apporte le plat et la boisson, et celui qui vient régulièrement voir si tout va bien. Cela a beaucoup joué pour nous", explique-t-il. Cette philosophie, combinée à une quête incessante de performance, a permis à Oreca de remporter des victoires mémorables, comme celle de la Mazda 787B en 1991, premier succès japonais aux 24 Heures du Mans.

De l'écurie au constructeur

Créée en 1973 avec des moyens modestes, Oreca a d'abord été une écurie révélant des talents comme Alain Prost, Jacques Laffite, René Arnoux ou Jean Alesi. Après une brève incursion en Formule 1 en 1978, Hugues de Chaunac a fait le choix judicieux de se concentrer sur l'endurance. Le tournant décisif est survenu avec la Dodge Viper, transformée en bête de course, qui a remporté les 24 Heures de Daytona en 2000 et permis à Oreca de devenir constructeur à part entière.

Une ascension fulgurante

Aujourd'hui, Oreca assemble 72 Ferrari 296 LMGT3 par an et assure le support client sur les pistes. La marque a également collaboré avec Acura (Honda) pour des victoires en hypercar, notamment à Daytona en 2023. "Nous sommes entrés en Ligue des champions, mais nous ne sommes pas encore le Real Madrid. Nous devons le devenir", affirme Hugues de Chaunac, toujours animé par la même passion et la même ambition.

La semaine des 24 Heures débute avec les vérifications techniques place de la République, suivies de la journée test dimanche. Les essais libres commenceront mercredi, avec les qualifications jeudi. Oreca, avec ses 24 voitures, sera sans aucun doute au cœur de l'action.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale