Une enquête a été ouverte concernant la réapparition du site internet Coco, désormais accessible sous le nom de Cocoland. Cette investigation a été confiée à l’unité cyber de la gendarmerie nationale, a indiqué mardi le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.
Une résurgence inquiétante
Mi-avril, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah el Haïry avait tiré la sonnette d’alarme sur la résurgence de cette plateforme, pourtant fermée par la justice en 2024. « C’est une vraie gifle à la promesse de protection qu’on fait », avait-elle déclaré sur RMC le 18 avril. Le site est accusé d’avoir facilité la commission d’agressions sexuelles et de guets-apens homophobes, notamment dans le cadre de l’affaire Pelicot.
Une nouvelle adresse URL
Le quotidien Ouest France avait révélé sa réouverture, avec une nouvelle adresse URL et sous le nom de Cocoland. Jusqu’à cette réapparition, les investigations sur la plateforme Coco étaient « bien avancées », selon une source proche du dossier. « Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur la réouverture du site Internet, confiée à l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale », a dévoilé mardi le ministère public.
Un repère de prédateurs
Immatriculé à l’étranger, considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l’enfance et mis en cause dans des guets-apens homophobes, le site Internet Coco a été fermé par la justice en juin 2024. Son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, a été inculpé le 9 janvier 2025 à Paris notamment pour complicité de trafic de stupéfiants, de détention et diffusion d’images pédopornographiques, de corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs. Il conteste les accusations.



