Patrouilles VTT des policiers nationaux à Sète et Frontignan tout l'été
Patrouilles VTT des policiers à Sète et Frontignan

À Sète et Frontignan, les policiers nationaux ont troqué leur véhicule pour le vélo tout au long de l'été. Chaque après-midi, des binômes arpentent les secteurs touristiques, vêtus d'un short mais équipés de gilets pare-balles et de leur arme de service. Cette brigade estivale, mise en place jusqu'au 20 août, vise à renforcer la présence policière et à améliorer le contact avec la population.

Une brigade estivale pour un contact renouvelé

Huit effectifs saisonniers venus de toute la France sont affectés à cette mission, qui se déroule de 15h à 19h, sept jours sur sept. La commandante Nathalie Labbé, à l'initiative de cette brigade depuis 2023, souligne le changement de perception : « Paradoxalement, les gens ne nous voient pas lorsque l'on passe en voiture, alors qu'à vélo, c'est différent, il y a un autre contact et cela plaît aux gens. »

Prévention et réactivité au cœur de l'action

Les consignes du jour à Sète consistent à faire de la prévention sur les vols de vélos et les cambriolages, notamment en distribuant des flyers aux commerçants, en priorité dans les boulangeries. Un duo de patrouilleurs, originaires de Lille et du Val-d'Oise, fait une première halte chez Soro. La boulangère confie : « Ça nous rassure de les voir, parce que le soir c'est pas la joie le quai. Bon, c'est vrai qu'il y a du monde mais à la fermeture je ne passe pas par là pour rentrer. »

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Les policiers en VTT couvrent une vaste zone : centres-villes, parkings des plages, zones pavillonnaires comme à Frontignan. Équipés de vélos musculaires, ils parcourent jusqu'à 30 km par jour et peuvent se faufiler dans les ruelles étroites, ce qui leur permet d'intervenir rapidement.

Une intervention rapide grâce à la mobilité

À peine reparti, le binôme est interpellé par un passant signalant une femme en détresse. Arrivés rue Mario-Roustan, ils découvrent une jeune femme en pleurs, assise sur le trottoir. Elle explique avoir été abandonnée par son compagnon sans papiers ni clés de son logement parisien. Les policiers contactent le petit ami, qui promet de revenir. La policière conseille : « S'il ne vous rend pas vos affaires et que vous ne voulez pas partir avec lui, vous appelez le 17. » Ils prennent ses coordonnées et informent la salle de contrôle.

À l'Épi d'or, la serveuse, très occupée, les invite à déposer les prospectus sur le comptoir. Elle témoigne : « Les patrouilles ça rassure. C'est vrai que nous, on est seules au magasin et ça nous est arrivé d'appeler plusieurs fois la police. À vélo, ils peuvent arriver vite. »

Un dispositif aux multiples avantages

La nouvelle commissaire, Marine Selles, se félicite de ce dispositif : « On cumule de cette manière prévention et répression en cas d'infraction. Et cela permet un rapprochement police population, un dialogue et en même temps une dissuasion. » Une approche qui semble efficace contre la délinquance d'opportunité.

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