Maëlle, pompier volontaire à la caserne de Pézenas, a été déployée cet été sur plusieurs incendies hors de son département, notamment dans le Var, en Gironde et à Fontainebleau. Elle raconte les conditions d'intervention, la solidarité des habitants et le rôle crucial des moyens aériens.
Des interventions extra-départementales exigeantes
Pour ces missions, les pompiers doivent être disponibles au moins 24 heures, sans limite de durée. Pendant l'été, des groupes d'intervention feux de forêt sont constitués : quatre camions, un chef de groupe et 16 pompiers, prêts à apporter renfort et soutien. Sur place, des chefs donnent les missions.
« On préférera toujours qu'un hectare brûle en plus, mais qu'il n'y ait pas de victimes, d'habitations qui prennent feu. On fait aussi de l'évacuation. On dort quand on peut, on mange quand on peut », explique Maëlle.
Une solidarité locale remarquable
Maëlle est intervenue à Carlencas et dans l'Aude, où un feu s'est déclaré près d'un petit village. Les habitants se sont mobilisés, les accueillant dans les gymnases pour se reposer, manger et s'hydrater. Un pizzaïolo a ouvert toute la journée pour préparer des pizzas.
« Un soutien et une solidarité vis-à-vis des pompiers qui étaient énormes. Ils savent qu'on est là pour les aider », témoigne-t-elle. Les agriculteurs ont également été très mobilisés, remplissant leurs cuves pour fournir de l'eau en continu et tentant d'éteindre les lisières du feu.
L'aérien, un allié indispensable
Sur les gros feux, l'appui aérien est essentiel. « Nous sommes bien équipés, mais certains départements ne sont pas prêts, car ils n'avaient jamais eu de feux de forêt », souligne Maëlle. L'Hérault a été moins touché par les incendies que l'été dernier, mais la mobilisation reste forte.



