Ce mardi 15 septembre, deux grues vont être mobilisées pour remettre sur pied les voitures du train TER qui a déraillé vendredi 11 septembre en début de soirée, près de Rouen, en Seine-Maritime. L'accident, dont l'origine reste inconnue, a fait 44 blessés parmi les 186 passagers à bord. Les opérations de relevage s'inscrivent dans le cadre de l'enquête en cours, qui doit déterminer les causes exactes du déraillement.
Des opérations complexes qui vont durer au moins une semaine
Après plusieurs interventions menées dans les alentours, les grues doivent permettre de redresser les voitures du train. Selon la SNCF, interrogée par l'AFP, les opérations, notamment de débroussaillage, ont débuté dès dimanche midi et « vont durer a minima une semaine ». La compagnie ferroviaire a insisté sur le fait que « ce sont des opérations particulièrement complexes ».
Le déraillement s'est produit au niveau de l'usine Renault de Cléon, peu après le départ du train qui reliait Rouen à Caen. Quarante-quatre passagers ont été blessés, dont trois sont toujours hospitalisés. Une jeune femme avait dû être évacuée en état d'urgence absolue. L'ensemble des passagers, y compris le conducteur, ont été ou seront auditionnés dans les jours à venir.
Les pistes de l'attentat et de l'affaissement de terrain écartées
Les causes du déraillement restent incertaines. La piste d'un attentat, évoquée en raison de la date du 11 septembre, a rapidement été écartée. Les dépistages d'alcool et de stupéfiants effectués sur le conducteur se sont révélés négatifs. Selon nos confrères du Journal d'Elbeuf, citant une source proche du dossier, la piste de l'affaissement de terrain a également été abandonnée.
La piste d'une perte de chargement lors du passage d'un train de marchandises est aussi balayée, « aucun train de marchandise » n'ayant emprunté les voies ce jour-là. L'enquête se concentre désormais sur la présence d'un « morceau de rail disposé très légèrement en travers d'un des rails de la voie du train », comme l'a indiqué le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois, lundi 14 septembre au micro d'ici Normandie.
Des morceaux de rail analysés pour reconstituer la pièce
Le procureur a précisé que « nous disposons de plusieurs dizaines d'autres morceaux qui ont éclaté suite aux chocs et qui étaient sans doute rattachés à ce rail ». Ces pièces seront analysées une à une et permettront peut-être de « reconstituer la pièce entière déchiquetée par le choc ». L'enquête se poursuit afin d'établir qui a pu disposer ce rail, quand, et comment.
Les auditions des passagers et du conducteur devraient permettre de recueillir des témoignages complémentaires. Les résultats des analyses des morceaux de rail seront déterminants pour comprendre les circonstances exactes de l'accident. Les opérations de relevage des voitures se poursuivront au moins jusqu'à la fin de la semaine, selon la SNCF.



