Brigade armée de 200 agents dans les transports lyonnais
Brigade armée de 200 agents dans les transports lyonnais

La présidente LR de la métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a annoncé mardi son intention de créer une brigade de 200 agents armés dans les transports en commun, après la mort d'un octogénaire la semaine dernière. L'homme de 82 ans est décédé d'un arrêt cardiaque après un vol à l'arraché de sa chaîne en or, jeudi.

Une réponse à un décès tragique

Ce décès « tragique […] nous rappelle cruellement que la sécurité dans les transports reste un enjeu majeur », a déclaré Véronique Sarselli devant la station de métro où le vieil homme a été agressé. La présidente de la métropole, qui a battu en mars les écologistes sortants, a rappelé que le réseau dispose d'« à peu près 12.000 caméras », d'une soixantaine d'agents dédiés et d'un PC sécurité. Mais « force est de constater que ça ne suffit pas » face à « des agressions de plus en plus violentes », a-t-elle estimé, en laissant son vice-président à la Sécurité, Jérémie Bréaud, dérouler de nouvelles mesures.

Une brigade armée, promesse de campagne

Conformément à une promesse de campagne, l'exécutif entend créer une « brigade métropolitaine des transports », dont les premiers agents devraient être recrutés en janvier. Le nombre d'agents doit être de 120 à mi-mandat, « pour un objectif de 200 en fin de mandat », a détaillé Jérémie Bréaud. La nouveauté ? « Nous la souhaitons armée, comme ce qui se fait notamment en région Ile-de-France », a-t-il poursuivi, en expliquant que Véronique Sarselli allait écrire « dans les prochains jours » au gouvernement pour lui demander d'autoriser au plus vite cet équipement.

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Dans la région parisienne, la brigade régionale des transports, créée en 2024, est armée d'équipements de catégorie D, soit de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Par ailleurs, la métropole négocie pour pouvoir « puiser dans la réserve opérationnelle » de la police et de la gendarmerie nationale, et veut nouer des partenariats avec les maires pour que les polices municipales puissent aussi intervenir dans les transports en commun, a expliqué Jérémie Bréaud.

Une prérogative métropolitaine sous tension

Ces annonces font suite au décès de l'homme de 82 ans, à qui un jeune homme, accompagné de sa compagne, a arraché sa chaîne en or. Mis en examen pour vol avec violence ayant entraîné la mort, le couple a été placé en détention provisoire et encourt la rétention à perpétuité, a indiqué le parquet de Lyon mardi.

Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, accusé pendant la campagne de laxisme par ses opposants, avait immédiatement rappelé que la sécurité des transports en commun était une prérogative de la métropole. « On a été blessé, meurtri » par ses déclarations, a reconnu Jérémie Bréaud. La métropole devra désormais obtenir l'autorisation gouvernementale pour armer sa brigade, une étape décisive pour concrétiser cette mesure.

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