Antenne Bouygues à Saint-Cézaire : la mairie et les habitants s'opposent
Antenne Bouygues : la discorde à Saint-Cézaire-sur-Siagne

La mairie de Saint-Cézaire-sur-Siagne, près de Grasse, conteste l'implantation d'une antenne-relais de Bouygues Telecom sur un terrain privé, route des Grottes. Les habitants, consultés, s'inquiètent des conséquences, tandis que l'opérateur défend un projet visant à améliorer la couverture mobile, notamment à l'intérieur des bâtiments.

Un contrat signé sans l'aval de la commune

La demande d'implantation, déposée il y a deux ans, est actuellement examinée par les services municipaux. Selon Mathilde Vacher, du service urbanisme, la commune a découvert récemment la signature d'un contrat entre l'opérateur et le propriétaire du terrain pressenti. « Nous avions demandé des informations complémentaires à Bouygues Telecom, et nous sommes toujours en attente », précise-t-elle.

Le maire, Christian Zedet, s'étonne également que « ce contrat a été signé avec le propriétaire alors que la commune n'a jamais entériné le projet ». Pour la mairie, la couverture réseau dans le quartier concerné est déjà suffisante. « Les riverains que nous avons consultés ne signalent pas de problème de réseau. C'est donc un projet purement commercial », indique le premier édile.

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Des habitants mobilisés et inquiets

Certains habitants, comme Claude, s'interrogent : « on ne comprend pas comment Bouygues peut signer avec un propriétaire privé sans en informer la mairie. Il faut que tout soit fait clairement. » Élodie, une autre riveraine, renchérit : « On n'est pas contre l'amélioration du réseau mais n'importe où ni n'importe comment. On a des enfants, on veut juste comprendre les impacts. »

Le projet a déjà suscité des mobilisations similaires dans d'autres communes des Alpes-Maritimes, comme à Valbonne ou à La Gaude, où les habitants ont contesté l'implantation d'antennes 5G.

Bouygues Telecom défend son projet et envisage un recours

De son côté, l'opérateur justifie sa démarche. Célia Casabianca, chargée des relations presse chez Bouygues Telecom, rappelle qu'en 2024, plusieurs terrains avaient été étudiés avec la mairie, « mais aucun ne respectait les contraintes radio nécessaires ». Après le dépôt du dossier d'information mairie (DIM) le 18 mai, la commune a demandé de réexaminer un terrain communal. « Nous avons accepté, mais nous n'avons reçu aucun retour dans le délai réglementaire de deux mois », affirme l'opérateur.

Bouygues a alors identifié un terrain privé appartenant à une entreprise. Une déclaration préalable, déposée le 18 juin, a été refusée par la mairie, une décision que l'opérateur envisage de contester. « Le projet a été mené en transparence et en concertation avec la commune, et nous restons ouverts au dialogue », assure Célia Casabianca.

Un litige qui pourrait se poursuivre

Pour l'heure, la commune campe sur sa position et rappelle que la procédure n'est pas arrivée à son terme. Bouygues Telecom, de son côté, envisage un recours contre le refus de la déclaration préalable. Entre contraintes techniques, désaccords administratifs et perceptions divergentes sur la qualité de la couverture mobile, le dossier pourrait donc se poursuivre dans les mois à venir, soit par une nouvelle concertation, soit devant les instances chargées de trancher ce type de litige.

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