L'association de protection animale L214 a déposé plainte pour actes de cruauté et sévices contre l'abattoir de Perpignan, après la diffusion de vidéos montrant des cochons frappés, encore conscients lors de leur mise à mort ou tentant d'échapper à des salariés. L'établissement fera l'objet d'un contrôle sanitaire de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) dès le lundi 31 août, a annoncé Midi Libre.
Des vidéos choc diffusées sur les réseaux sociaux
Les séquences, qui ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, montrent des employés frappant des cochons, des animaux encore conscients au moment de leur abattage et d'autres tentant de fuir leurs bourreaux. Deux jours après ces révélations, l'abattoir de Perpignan est toujours dans la tourmente. L'association L214, à l'origine des images, a déposé plainte pour actes de cruauté et sévices, et réclame la fermeture de l'établissement.
La direction rejette la fermeture et évoque des faits isolés
Interrogé par nos confrères d'ICI Roussillon, le président de l'abattoir, Jean-Claude Coulet, a rejeté la fermeture réclamée par L214, dénonçant des faits isolés. « On ne peut que constater que quand on n'est pas derrière les gens, il se passe des choses inadmissibles », a-t-il déclaré. Deux salariés ont été mis à pied à la suite de la publication des vidéos.
Jean-Claude Coulet a également tenu à rappeler les mesures en place au sein de l'établissement : « Cinq agents sont formés et ont l'agrément bien-être animal, ce sont ces personnes-là qui font l'abattage. Il ne faut surtout pas que ces animaux soient stressés pour que la viande soit bonne. »
Enquête interne et action en justice envisagée
La communauté urbaine Perpignan-Méditerranée-Métropole, actionnaire de l'abattoir, a exigé l'ouverture d'une enquête interne. De son côté, la direction de l'établissement envisage d'attaquer L214 en justice. Le contrôle sanitaire de la DDPP, prévu lundi 31 août, devra déterminer si les pratiques constatées dans les vidéos sont isolées ou révèlent un problème plus systémique au sein de l'abattoir.



