Édouard Philippe veut réduire l'indemnisation chômage
Philippe veut réduire l'indemnisation chômage

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a déclaré vouloir « mettre fin à l'open bar » en abaissant la durée d'indemnisation du chômage et en limitant les arrêts de travail, selon un article de Libération publié le 27 août 2026.

Une proposition choc pour l'emploi

Lors d'une intervention rapportée par le quotidien, Édouard Philippe a estimé que le système actuel d'indemnisation du chômage est trop généreux et qu'il doit être réformé en profondeur. Il propose notamment de réduire la durée pendant laquelle un demandeur d'emploi peut percevoir des allocations, sans toutefois préciser de chiffre exact dans l'article.

Le président du parti Horizons a également évoqué la nécessité de limiter les arrêts de travail, qu'il juge parfois abusifs. Selon lui, ces dispositifs représentent un coût important pour les finances publiques et pour les entreprises, et leur encadrement permettrait de redonner du pouvoir d'achat aux actifs.

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Des réactions contrastées

Cette prise de position intervient dans un contexte où le gouvernement actuel planche sur un nouveau pacte de responsabilité. Les syndicats, interrogés par Libération, dénoncent une « logique punitive » qui pénaliserait les plus fragiles, tandis que le patronat salue une « mesure de bon sens ».

Selon le journal, Édouard Philippe compte défendre ces idées dans le cadre du débat sur la future loi sur le travail, attendue à l'automne. Il s'appuie sur des exemples étrangers, notamment la Suisse et le Danemark, où les durées d'indemnisation sont plus courtes mais où l'accompagnement des chômeurs est renforcé.

Un impact économique attendu

L'ancien locataire de Matignon estime qu'une telle réforme pourrait générer des économies substantielles pour l'État, tout en incitant les bénéficiaires à reprendre un emploi plus rapidement. Toutefois, aucun chiffrage précis n'a été communiqué dans l'article de Libération.

Les associations de lutte contre la précarité, citées par le quotidien, redoutent une augmentation du nombre de travailleurs pauvres. Elles appellent à une concertation élargie avant toute décision. Le débat s'annonce vif au sein de la majorité présidentielle, où certains élus jugent la proposition « trop radicale ».

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