Parcoursup : Baptiste prêt à des évolutions profondes, pas à l'abolition
Parcoursup : évolutions profondes, pas d'abolition

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a affirmé mardi être prêt à des « évolutions profondes » de Parcoursup, tout en écartant toute abolition de la plateforme d'orientation. Une position assumée alors que la suppression de l'outil figure parmi les principales revendications des lycéens, appelés à manifester à nouveau samedi avec les étudiants.

Des évolutions rapides et de long terme

Interrogé sur France Info, Philippe Baptiste a détaillé sa feuille de route : « Je suis vraiment prêt à ce qu'il y ait des évolutions profondes dans le fonctionnement de cette plateforme, aussi bien en termes de lisibilité des offres » que de « transparence ». Il a distingué « des choses qui pourraient être faites très rapidement, dans les semaines ou dans les mois qui viennent » de ce qui relève du « plus long terme », à savoir « la manière dont l'orientation se travaille au lycée, la question du contrôle continu ».

« Pas question d'abolir » Parcoursup

Malgré ces ouvertures, le ministre a été ferme : « il n'est pas question aujourd'hui d'abolir, de supprimer cette plateforme Parcoursup ». Il a qualifié les promesses de suppression de « démagogie chimiquement pure », ajoutant que « c'est vraiment prendre les lycéens pour des imbéciles ». Il a également souligné qu'« il n'y a aucun pays qui n'a pas une plateforme identique ».

Un enjeu majeur pour un million de jeunes

Philippe Baptiste a rappelé l'ampleur de la tâche : « On aura un peu plus d'un million de jeunes qui vont chercher une place dans le supérieur. Ma responsabilité en tant que ministre, c'est de leur trouver une place ». Une déclaration qui intervient alors que les organisations lycéennes et étudiantes prévoient une nouvelle journée de mobilisation samedi pour réclamer l'abandon du dispositif.