Nîmes : plan ambitieux de rénovation des écoles pour le confort thermique
Nîmes : rénovation des écoles pour le confort thermique

La ville de Nîmes s'engage dans un plan de rénovation « ambitieux » de ses écoles pour adapter les bâtiments au réchauffement climatique, avec pour objectif d'améliorer le confort thermique dès le mois de juin prochain. Le maire Vincent Bouget a présenté vendredi à l'école Capouchiné les nouveautés de la rentrée scolaire, dont la distribution de kits scolaires pour 11 000 élèves.

Une rentrée placée sous le signe de l'égalité et du soutien aux familles

Après plus de vingt rentrées en tant que professeur, Vincent Bouget aborde cette nouvelle rentrée en tant que maire de Nîmes. Accompagné de Pierre-Edouard Détrez, adjoint à l'Éducation et à la Réussite scolaire, et de Fanny Daguenet, conseillère municipale déléguée aux Activités périscolaires, il a présenté les projets entrepris. « Le but est de placer l'enfant au cœur de l'action publique », explique le maire, avec une « nouvelle méthode » faite « d'écoute, de dialogue et de coconstruction. Quand tout le monde se met autour de la table avec un objectif commun, on avance mieux et plus vite ».

Mardi, 11 000 élèves prendront le chemin des 608 classes dans les 83 écoles nîmoises, où seront servis 5 500 repas quotidiens dans les 54 restaurants scolaires. L'ensemble fonctionne grâce aux 822 agents municipaux, dont 469 titulaires. La première nouveauté de cette rentrée est la distribution d'un kit scolaire, décrit comme « un soutien renforcé aux familles dans un contexte de hausse du coût de la vie ». Les enfants trouveront dans un tote bag siglé Ville de Nîmes des feutres, une ardoise, des crayons de couleurs. « L'école publique est un facteur d'égalité réelle pour tous les enfants », insiste le maire.

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Des mesures pour les cantines et le périscolaire

En même temps que les kits, les élèves de CP recevront une carte de bibliothèque, à finaliser dans les médiathèques. Le médiabus fera également la tournée des écoles pour faciliter la démarche. Fanny Daguenet a détaillé la nouvelle méthode dans la gestion des personnels, avec une sécurisation de l'emploi (90 ont été titularisés avant l'été) et un renforcement de la formation. Le but est « d'améliorer le temps éducatif en dehors des temps scolaires », grâce à des recrutements plus exigeants, des entretiens plus poussés, la vérification du casier judiciaire et un parcours d'intégration renforcé. Le turn-over représente actuellement entre 20 et 25 % par an.

Concernant les cantines, une refonte de la plateforme d'inscription est en cours, effective au premier semestre de l'année prochaine, remplaçant le système actuel très critiqué. La ville travaille à « une solution plus ergonomique » pour faciliter les réservations et à une réforme du mode de paiement, pour revenir à un règlement après les repas. Un avenant au contrat du prestataire va permettre la mise en place d'un repas végétarien quotidien.

Un plan de rénovation ambitieux face au réchauffement climatique

Le gros du chantier reste la rénovation des bâtiments : réfection des sanitaires (826 000 euros cette année), accessibilité (431 000 euros), création de neuf classes dédoublées dans les écoles Capouchiné, René-Char et Emile-Gauzy (160 000 euros), et travaux d'isolation et de sobriété énergétique (1 780 000 euros). Face au réchauffement climatique, Vincent Bouget insiste : « Depuis deux ans, la ville a subi des vagues de chaleur importantes en juin. Elles seront plus fortes et plus longues dans les années qui viennent. Il faut adapter les bâtiments dans le mandat sur le long terme. Nous sommes déterminés ».

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Des travaux ont été engagés dès cet été, notamment à l'école Capouchiné, « l'une des plus chaudes de la ville ». Une soixantaine de menuiseries ont été changées pour mieux isoler et réduire la luminosité. « Dès septembre, nous allons lancer des travaux pour être en mesure d'améliorer le confort thermique dès le mois de juin prochain », précise Vincent Bouget. « Chaque école est un cas particulier », poursuit Pierre-Edouard Détrez, pour qui « la climatisation n'est pas la solution unique ». Des expériences ont été lancées pour aérer les écoles la nuit, des ventilateurs au plafond vont être installés, ainsi que des stores ou des casquettes devant les fenêtres, et des lampes LED à la place des néons. Les TBI (tableaux blancs interactifs) seront remplacés par des écrans numériques, qui produisent moins de chaleur et consomment 30 % d'électricité en moins.