Le ministre de la Fonction publique, Sébastien Lecornu, a annoncé son intention de saisir les partenaires sociaux sur l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) dans le contrôle des arrêts maladie des fonctionnaires. Cette décision intervient alors que le gouvernement cherche à lutter contre les abus tout en préservant le dialogue social.
Une annonce au Sénat
Lors d'une séance de questions au gouvernement au Sénat, Sébastien Lecornu a répondu à une question de la sénatrice Les Républicains, Catherine Di Folco, en affirmant que l'IA pourrait aider à détecter les arrêts maladie frauduleux. Il a précisé que les outils numériques permettent déjà de croiser les données, mais que l'IA pourrait aller plus loin dans l'analyse des comportements.
Un sujet sensible pour les syndicats
Les syndicats de la fonction publique ont exprimé leur inquiétude quant à l'utilisation de l'IA pour surveiller les agents. Ils craignent une atteinte aux libertés individuelles et une dérive vers une surveillance généralisée. Le ministre a toutefois assuré que les partenaires sociaux seraient consultés avant toute mise en œuvre, afin de garantir un équilibre entre efficacité et respect des droits.
Vers un cadre législatif ?
Sébastien Lecornu a indiqué que cette saisine pourrait aboutir à des propositions concrètes, voire à un cadre législatif. Il a rappelé que le gouvernement souhaite réduire le coût des arrêts maladie, qui s'élève à plusieurs milliards d'euros par an, sans pour autant stigmatiser les agents légitimement malades. Une concertation devrait être lancée dans les prochaines semaines, avec l'objectif de présenter des mesures avant la fin de l'année.



