La défaite d'Éric Zemmour à la présidentielle était-elle sa bataille de Paris ou celle de Waterloo ? Celle qui a précipité un exil temporaire sur l'île d'Elbe ou définitif à Sainte-Hélène ? Cette question, le président de Reconquête, passionné d'épopées napoléoniennes, semble enfin l'avoir tranchée. Au « Grand Jury » de RTL, le 3 mai, il affirme : « S'il n'y a pas de primaire, je serai candidat (à la présidentielle). S'il y a une primaire, je serai candidat à la primaire. » Difficile de faire plus explicite. À ceci près que quelques instants plus tard, sur son compte X, la séquence est relayée avec ce propos plus ambigu : « S'il y a une primaire de la droite, nous y participerons. S'il n'y en a pas, Reconquête aura son candidat. »
Une campagne municipale qui sème le trouble
La campagne municipale de Sarah Knafo, compagne d'Éric Zemmour, a exacerbé les spéculations sur l'étendue de ses ambitions politiques. Certains y voient une rivalité potentielle, d'autres une stratégie de clarification. Le couple semble danser un tango étrange, où les pas sont précis mais les intentions floues. Alors que Zemmour avance vers 2027, Knafo occupe le terrain médiatique, créant une dynamique complexe au sein de Reconquête.
Une clarification nécessaire
« Ils ont donc dû accélérer la clarification », analyse un observateur. La déclaration de Zemmour, bien que claire, laisse planer un doute sur le rôle de sa compagne. Sera-t-elle candidate à une primaire ? Se contentera-t-elle d'un rôle de soutien ? Le parti doit trancher pour éviter toute confusion. En attendant, le couple continue de capter l'attention, mêlant vie privée et ambitions politiques dans un spectacle qui captive les médias.
La route vers 2027 est encore longue, mais déjà semée d'embûches. Entre ambitions personnelles et loyauté partisane, Zemmour et Knafo devront trouver un équilibre pour ne pas compromettre leurs chances. La clarification est en marche, mais le tango continue.



