Le candidat Renaissance à l'élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal, a été visé par deux nouvelles opérations de désinformation attribuées à la Russie, portant à quatre le nombre d'ingérences soupçonnées recensées contre lui depuis le début du mois d'août 2026, selon BFMTV et franceinfo.
Des attaques inédites en deux semaines
D'après une source proche du dossier citée par nos confrères, dix faux reportages et fausses unes de presse ont circulé sur les réseaux sociaux. Ces informations erronées ciblaient la santé du candidat et véhiculaient de fausses accusations de corruption. Une vidéo truquée simule également la projection de caricatures injurieuses sur la façade du Panthéon à Paris. « Quatre attaques en deux semaines, c'est inédit », a indiqué une source proche du dossier à franceinfo.
D'autres figures politiques également visées
Gabriel Attal n'est pas le seul à soupçonner des ingérences russes dans sa campagne. Édouard Philippe a aussi fait part de ses suspicions cet été, tout comme Raphaël Glucksmann, qui n'est pas officiellement déclaré candidat. Selon leur entourage, cité par BFMTV, les trois figures politiques seraient visées pour leur soutien à l'Ukraine depuis l'invasion par la Russie en 2022. Le maire du Havre avait été calomnié sur son état de santé, tandis que le fondateur de Place Publique a été touché à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé. Une campagne de désinformation relayée sur les réseaux sociaux avait accusé cette dernière d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son conjoint.
Des plaintes déposées et une enquête ouverte
Gabriel Attal a déposé plainte le 7 août pour ingérence étrangère, tout comme Raphaël Glucksmann, le 12 août. La section « protection des libertés fondamentales » du parquet de Paris a annoncé s'être « saisie d'initiative » des dossiers concernant Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), a indiqué le ministère public, mardi 18 août 2026. Ces attaques interviennent dans un contexte de tensions accrues, la Russie étant accusée de chercher à perturber le processus électoral français.



