À moins d’un an du scrutin présidentiel, dont les dates sont désormais fixées au 18 avril et au 2 mai 2027, le paysage politique français cherche encore ses têtes d’affiche. Si la droite et l’extrême droite dominent l’opinion globale, une surprise de taille émerge à gauche : François Hollande s’impose comme la figure préférée de son camp.
Hollande devance Ruffin et Glucksmann
Selon le dernier sondage Elabe publié par Les Echos, François Hollande capterait désormais 46 % d’opinions favorables auprès des électeurs de gauche. Sans être officiellement candidat, bien qu’il affiche des ambitions de plus en plus assumées, il cristallise une dynamique nouvelle qui bouscule l’ordre établi.
Derrière lui, le match reste serré : François Ruffin (Debout !) le talonne avec 45 %, précédant le leader de Place Publique, Raphaël Glucksmann, qui pointe à 42 %. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Fabien Roussel (Parti communiste français) se partagent la quatrième place avec 41 % de bonnes opinions. Marine Tondelier atteint 36 %, tandis que Clémentine Autain obtient 33 %.
Un contraste avec l’opinion nationale
La route vers l’Élysée ne saurait se limiter aux seules frontières de la gauche. Dès que la focale s’élargit à l’ensemble des Français, l’embellie de François Hollande se heurte à la rude réalité du paysage politique national. Dans ce classement global, il chute à la neuvième place, ne réunissant plus que 25 % d’images positives.
Le sommet de l’opinion reste solidement verrouillé par les figures de l’extrême droite et du bloc central. Le duo du Rassemblement national, formé par Jordan Bardella et Marine Le Pen, fait la course en tête à 38 %, suivi par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe (Horizons) à 34 %. Le maire du Havre domine le camp macroniste (74 % de bonne image auprès de cet électorat), en marge de son meeting qui aura lieu ce dimanche 5 juillet 2026 à Paris.
Marion Maréchal et les autres
Avec 33 %, Marion Maréchal et son parti Identité & libertés devancent un peloton complété par Gabriel Attal (Renaissance) ainsi que par les cadres des Républicains, Bruno Retailleau et Gérald Darmanin. Ce grand écart d’opinion illustre les défis d’un casting présidentiel qui demeure extrêmement flou, tous bords confondus.
Du centre jusqu’aux extrêmes, les états-majors n’ont pas encore défini la méthode idéale pour départager leurs prétendants et maximiser leurs chances de victoire. Pour certains, le calendrier s’accélère dangereusement.
Le RN face à une semaine décisive
Le Rassemblement national, en particulier, s’apprête à vivre une semaine décisive pour son avenir. Le choix de son candidat à l’élection suprême, Marine Le Pen ou Jordan Bardella, est directement suspendu au verdict de la cour d’appel concernant Marine Le Pen, dans le cadre de l’affaire des détournements de fonds européens. Une décision couperet attendue le mardi 7 juillet 2026, pour le duo qui sur-domine au sein de leur camp, avec 91 % de bonne image auprès de l’électorat RN et d’Éric Zemmour.



