La 23ᵉ édition du Mondial est ouverte depuis presque trois semaines au Mexique, au Canada et aux États-Unis de Donald Trump, sur fond de politique répressive et de folies écologiques, et d’anniversaire de l’indépendance américaine. Chaque jour jusqu’à la finale, le 19 juillet, « le Nouvel Obs » vous raconte le meilleur (et parfois le pire) de cet événement planétaire.
La victoire
La France a battu l’équipe du Paraguay (1-0) dimanche à Philadelphie grâce à un penalty de Kylian Mbappé. Les hommes de Didier Deschamps ont souffert face à cette équipe qui n’a cessé durant 90 minutes de multiplier les provocations, les coups perfides, la violence et l’anti-jeu. Sans compter un arbitre complètement aux fraises. En un mot : l’enfer. Un enfer qui n’était pas sans rappeler le France-Paraguay de 1998 (1-0). « Ils pensaient qu’on allait venir jouer en smoking, faire des belles actions, des une-deux. On sait faire le sale football aussi, et même dans ça on a été meilleurs qu’eux », a réagi après le match Kylian Mbappé, désormais auteur de sept buts dans la compétition.
Même s’ils avaient été mis en garde par DD, certains joueurs ont été décontenancés par le « style » paraguayen. « Je n’avais jamais vu un match comme ça, avec autant de coups en traître, de poussettes dans le dos. C’était compliqué », a expliqué de son côté Bradley Barcola. La France file désormais en quarts de finale et affrontera le Maroc qui a battu le Canada (3-0). Quelque 12,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé sur M6 la victoire de l’équipe de France, « un record d’audience historique » après 23 heures, selon la chaîne.
Les tacles
Le « style » de jeu paraguayen n’a pas manqué de faire réagir le monde du football. À commencer par d’anciens joueurs de l’équipe de France. « Ils auraient pu nous faire disjoncter », a affirmé le consultant de « l’Équipe » Bixente Lizarazu. Les médias étrangers ont également commenté ce match. « Le Paraguay a cherché la bagarre, mais n’a finalement été qu’une nuisance », écrit le « Guardian ». « Ce qu’a fait le Paraguay ce soir, ce n’est pas tenter de déjouer l’adversaire, c’est de vouloir le démolir. C’est hallucinant que les cartons aient été pour les Français. Et heureusement qu’il n’y a pas eu de blessés », a-t-on commenté sur la RTS en Suisse. L’arbitrage de Ilgiz Tantashev a également fait beaucoup réagir. Le quotidien sportif espagnol « As » évoque un « scandale », parlant d’un « arbitrage incompréhensible ».
Le carton rouge
Le Fifpro alerte sur le harcèlement en ligne des joueurs. En pleine Coupe du monde, la Fifpro, syndicat mondial des joueurs et joueuses professionnels, a appelé samedi à prendre des mesures concrètes pour protéger les joueurs du harcèlement, souvent raciste, dont ils font l’objet. « Tout au long du tournoi, les joueurs ont été victimes d’abus tant sur internet qu’en personne, dont beaucoup étaient de nature raciste et discriminatoire. Des actes d’intimidation et d’hostilité ont eu lieu en dehors du terrain », dénonce la Fifpro, pour qui ces incidents « ne sont pas isolés ». « Il faut que les responsables de ces actes fassent l’objet de sanctions significatives et qu’un engagement collectif soit pris par des acteurs tels que les forces de l’ordre, les plateformes de réseaux sociaux, les médias, les supporters et la société civile pour inverser cette tendance », demande la Fifpro.
La Trumperie
Le petit Donald Trump est attendu à l’accueil. Le président américain n’a toujours pas mis un seul pied dans un stade pour assister à un match de la Coupe du Monde 2026. « Contre toute attente, Trump s’est jusqu’à présent montré pratiquement invisible au cours des 22 jours et des 82 matchs disputés », pointait le responsable des sports du « Guardian » il y a quelques jours. Bon, c’est vrai qu’il avait une petite excuse ce week-end. Au bout d’un 250ᵉ anniversaire perturbé par la météo à Washington, Donald Trump a tressé samedi les lauriers des États-Unis, « chef d’œuvre de l’histoire de l’humanité » selon lui, et renouvelé ses attaques contre ses opposants politiques qualifiés de « communistes ». Achevée juste avant minuit, la prise de parole de Donald Trump a été retardée d’une heure et demie après que le Mall a dû être évacué en raison d’un orage. Auparavant, le président américain - qui a tout fait pour transformer cet anniversaire des États-Unis en célébration de sa propre personne - avait affirmé sur sa plateforme Truth Social qu’il ferait son discours « quoi qu’il arrive ». « Je ne vais pas laisser un peu de pluie gâcher notre 250ᵉ anniversaire », a-t-il écrit, lui qui avait promis le plus grand feu d’artifice au monde : 850 000 fusées pendant 40 minutes. Pour ça, la France peut, elle, compter sur un seul homme : Michael Olise.
Le match
Le huitième de finale entre le Mexique et l’Angleterre se jouera comme prévu dimanche à 18h00 (lundi 00h00 GMT), alors qu’un changement d’horaire avait été envisagé en raison d’intempéries possibles à Mexico, a appris l’AFP vendredi de source proche du dossier. « Après discussions, le match entre le Mexique et l’Angleterre débutera comme prévu à 18h00 locales dimanche », a indiqué cette source à l’AFP. « La reprogrammation de l’heure du coup d’envoi n’a jamais été décidée. » Cette source avait indiqué un peu plus tôt que la Fifa avait « des discussions en vue d’avancer l’heure du coup d’envoi du match Mexique-Angleterre plus tôt dans la journée de dimanche, en raison du risque de perturbations météorologiques, notamment d’inondations ».



