Dans sa chronique diffusée sur Le Point, l'humoriste et chroniqueuse Sophia Aram s'en prend vivement à ce qu'elle nomme « l'antisémitisme vertueux » de la gauche. Elle dénonce une forme de complaisance qui, selon elle, permettrait à certaines expressions de haine antijuive de prospérer sous couvert de lutte contre le racisme ou de soutien à la cause palestinienne.
Une critique acerbe de la complaisance gauchiste
Sophia Aram affirme que la gauche, en particulier certains de ses courants, adopte une position ambiguë face à l'antisémitisme. Elle explique que cette attitude consiste à minimiser ou à justifier des actes ou des propos antisémites lorsqu'ils émanent de personnes ou de groupes perçus comme opprimés ou engagés dans des luttes anticoloniales. Pour elle, cette « vertu » affichée cache en réalité une forme de lâcheté intellectuelle et morale.
La chroniqueuse cite des exemples précis, comme des slogans entendus lors de manifestations propalestiniennes ou des déclarations de responsables politiques de gauche, qui, selon elle, franchissent la ligne rouge de l'antisionisme pour tomber dans l'antisémitisme pur et simple. Elle souligne que cette dérive est d'autant plus dangereuse qu'elle est rarement condamnée avec la même vigueur que les autres formes de racisme.
Un appel à la vigilance et à la cohérence
Sophia Aram appelle la gauche à une introspection nécessaire. Elle estime que pour être crédible dans son combat contre toutes les discriminations, celle-ci doit impérativement reconnaître et combattre l'antisémitisme sous toutes ses formes, y compris celles qui se parent de vertus progressistes. « On ne peut pas lutter contre le racisme tout en fermant les yeux sur l'antisémitisme », résume-t-elle dans sa chronique.
Elle rappelle que l'histoire a montré les conséquences tragiques de telles compromissions. Selon elle, la gauche doit faire preuve de cohérence et de courage pour ne pas trahir ses propres idéaux d'égalité et de justice. La chronique se conclut sur une note d'alerte : si la gauche ne se réforme pas sur ce point, elle risque de perdre toute légitimité morale dans le débat public.



