Présidentielle 2027 : le vote utile selon Mélenchon change de sens
Présidentielle 2027 : le vote utile selon Mélenchon change de sens

Dans une tribune publiée par Le Monde le 20 août 2026, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, esquisse une nouvelle stratégie pour l'élection présidentielle de 2027. Selon lui, le concept de « vote utile », qu'il avait cherché à mobiliser en 2022, n'aura plus le même sens lors du prochain scrutin. L'ancien candidat à la présidentielle entend désormais convaincre les électeurs de gauche de se rassembler dès le premier tour autour de sa candidature, afin d'éviter une dispersion des voix qui profiterait au camp présidentiel.

Un appel à l'unité dès le premier tour

Dans sa tribune, Jean-Luc Mélenchon affirme que le contexte politique a changé depuis 2022. Il estime que les divisions de la gauche ont permis à Emmanuel Macron d'être réélu, et que pour 2027, il faut impérativement une candidature unique dès le premier tour. « Le vote utile, c'est désormais celui qui permet d'éviter la dispersion et de faire barrage à l'extrême droite », écrit-il, cité par Le Monde. Il précise que ce vote ne doit plus être un calcul de second tour, mais un choix stratégique immédiat.

Le leader insoumis rappelle qu'en 2022, il était arrivé en troisième position au premier tour, avec 21,95 % des voix, selon les chiffres officiels du ministère de l'Intérieur. Il considère que ce score, bien qu'insuffisant pour accéder au second tour, démontre une capacité de rassemblement. Pour 2027, il veut transformer cette dynamique en une victoire dès le premier tour, en attirant les électeurs socialistes, écologistes et communistes.

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Les critiques et les doutes au sein de la gauche

Cette stratégie suscite des réactions mitigées au sein des autres formations de gauche. Certains responsables, comme le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, ont exprimé des réserves. Selon Le Monde, Olivier Faure a déclaré : « L'unité ne se décrète pas, elle se construit. Mélenchon ne peut pas imposer sa candidature comme une évidence. » De son côté, la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, Marine Tondelier, a rappelé que son parti souhaitait une primaire ouverte pour désigner un candidat commun.

Les sondages récents, cités par le quotidien, indiquent que Jean-Luc Mélenchon recueillerait environ 18 % des intentions de vote au premier tour, loin derrière Marine Le Pen (32 %) et le candidat de la majorité présidentielle (25 %). Ces chiffres montrent que la route vers l'unité est semée d'embûches. Mélenchon, dans sa tribune, balaie ces critiques en affirmant que « les sondages ne sont pas des fatalités » et que la mobilisation populaire peut inverser la tendance.

Un pari risqué pour la gauche

L'initiative de Jean-Luc Mélenchon intervient alors que la gauche peine à se structurer en vue de 2027. Les différents partis (LFI, PS, EELV, PCF) n'ont pas encore réussi à s'accorder sur une stratégie commune. Le leader insoumis propose une « candidature de rassemblement » qui serait portée par lui-même, mais il n'exclut pas de soutenir un autre candidat si celui-ci est capable de fédérer.

Selon Le Monde, cette tribune marque une tentative de reprendre la main sur le calendrier politique. Mélenchon espère que son appel sera entendu par les militants et les électeurs de gauche, qui, selon lui, « ne veulent plus de querelles de chapelle ». Il conclut en affirmant que le vote utile de 2027 sera celui qui « permettra de battre l'extrême droite et de construire une alternative crédible ».

Le prochain rendez-vous électoral majeur, la présidentielle d'avril 2027, dira si cette stratégie portera ses fruits ou si elle accentuera les divisions de la gauche.

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