Dans un bar parisien, la rappeuse 2L, 24 ans, évoque sans détour l'empreinte du macronisme sur sa génération. « Dans notre génération, le macronisme a quand même mis un gros bazar », lâche-t-elle en sirotant un verre. Pour elle, cette période politique a brouillé les repères et accentué les inégalités.
Une génération désabusée
2L, de son vrai nom Léa, a grandi dans une banlieue modeste. Elle observe que les promesses de renouveau se sont évaporées. « On nous a vendu du rêve, mais la réalité est dure », explique-t-elle. Ses textes, souvent engagés, reflètent cette colère latente. « Le macronisme, c'est un peu le symbole de tout ce qui claque : la précarité, le mépris, l'entre-soi », ajoute-t-elle.
Un art de la résistance
Pour la rappeuse, la musique est un exutoire. « Le rap, c'est notre arme pour dire les choses », affirme-t-elle. Elle cite des artistes comme Nekfeu ou Lomepal, mais revendique une approche plus politique. « On n'est pas là pour faire joli, on est là pour dénoncer », insiste-t-elle. Son dernier morceau, « Bazar », évoque directement le chaos politique et social.
Un regard lucide sur l'avenir
Malgré tout, 2L garde une once d'espoir. « On est une génération qui se bat, qui ne lâche rien », dit-elle. Elle appelle à une prise de conscience collective. « Le changement viendra de nous, pas des politiques », conclut-elle, avant de commander un second verre. Un message qui résonne fort dans une jeunesse en quête de sens.



