Ira ou ira pas ? Contrairement à Jean-Luc Mélenchon qui a officialisé dimanche soir sa candidature, Raphaël Glucksmann maintient le suspense sur ses ambitions pour la présidentielle de 2027. L’eurodéputé Place publique juge d’ailleurs qu’il n’est pas encore l’heure de sortir du bois. « Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m’obsède, c’est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l’élection présidentielle », a-t-il déclaré ce mercredi sur France 2.
Un rassemblement de centre-gauche en préparation
Le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche, Raphaël Glucksmann a défendu la démarche de « rassemblement » initiée par une quarantaine d’élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l’écologiste Yannick Jadot. Dans ce rassemblement, « on se met d’accord sur le fond, ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée. » « Et on sera suffisamment adulte pour qu’il y en ait qu’un ou une », a-t-il affirmé.
Pas de primaire à gauche pour Glucksmann
L’eurodéputé a par ailleurs répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure. « La malédiction de la gauche, c’est de ne parler qu’à la gauche », a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, « Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français ».
Des lignes politiques divergentes avec Mélenchon
Quant à la candidature du leader insoumis, il la juge « parfaitement normale » parce « qu’en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes. » Glucksmann insiste sur la nécessité de dépasser les clivages traditionnels pour construire une offre politique capable de rassembler au-delà de l’électorat de gauche.



