Pourquoi l'Arabie saoudite ne financera pas les parcs d'attractions promis par Macron
Arabie saoudite : pas de financement pour les parcs d'attractions

L'Arabie saoudite ne versera jamais les milliards promis pour les parcs d'attractions annoncés par Emmanuel Macron en 2017. Selon une enquête de L'Express, Riyad conteste l'accord signé, et le projet est désormais au point mort.

Un accord signé en grande pompe, mais jamais concrétisé

En 2017, lors d'une visite officielle, Emmanuel Macron avait annoncé un accord avec l'Arabie saoudite pour la construction de plusieurs parcs d'attractions en France, dont un à Paris et un en région. L'accord, d'un montant estimé à plusieurs milliards d'euros, devait être financé par le fonds souverain saoudien, le Public Investment Fund (PIF).

Selon L'Express, qui a consulté des documents internes, l'accord a été signé en 2018, mais les Saoudiens n'ont jamais débloqué les fonds. Les discussions ont été rompues en 2020, sans qu'aucun parc ne soit construit.

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Un désaccord sur les termes du contrat

Le différend porte sur les modalités de financement et de gouvernance. Les Saoudiens auraient exigé une participation plus importante dans la gestion des parcs, ce que la partie française refusait. De plus, la crise du Covid-19 a aggravé les tensions, Riyad ayant priorisé d'autres investissements.

Interrogé par L'Express, un porte-parole du ministère de l'Économie a confirmé que les négociations étaient « suspendues » et que l'accord n'était « plus d'actualité ». Aucun calendrier de reprise n'a été annoncé.

Des conséquences pour l'emploi et l'image de la France

Ce fiasco a des conséquences concrètes : les milliers d'emplois promis n'ont jamais été créés, et l'image de la France en matière d'attractivité pour les investissements étrangers en pâtit. Selon L'Express, les Saoudiens ont par la suite investi dans d'autres projets, notamment au Royaume-Uni et aux États-Unis, délaissant la France.

Ce dossier illustre les difficultés de la diplomatie économique française face à des partenaires exigeants. Il soulève aussi des questions sur la fiabilité des annonces présidentielles, souvent faites sans garanties fermes.

En définitive, les parcs d'attractions promis par Emmanuel Macron ne verront probablement jamais le jour, faute d'accord sur le financement. Les collectivités locales qui avaient préparé des terrains et des permis de construire devront se tourner vers d'autres projets.

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